Nantes: Des navettes autonomes bientôt en test pour aller à l'aéroport et à Carquefou

TRANSPORTS L'Etat a annoncé, ce mercredi, le lancement d'une quinzaine d'expérimentations pour le développement des véhicules autonomes, dont deux dans la région nantaise

Julie Urbach

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La navette autonome de Nantes, le 15 février 2019
La navette autonome de Nantes, le 15 février 2019 — J. Urbach/ 20 Minutes
  • Deux expérimentations de navette autonome, accompagnées par l'Etat, vont être lancées dans l'agglo nantaise.
  • L'une vise notamment à relier le terminus de la ligne 3 à l'aéroport.

La navette autonome passe la seconde dans la région nantaise. Alors qu’une expérimentation est actuellement menée en conditions réelles autour de la zone aéroportuaire, jusqu’à mi-mai, ces petits véhicules électriques et sans chauffeur pourraient rentrer encore un peu plus dans le quotidien des Nantais.

Ce mercredi, la ministre des Transports Elisabeth Borne a annoncé que 16 expérimentations allaient être menées partout en France. Deux d’entre elles concernent la région nantaise : l’une permettrait d’améliorer la desserte de l'aéroport Nantes-Atlantique. L’autre reliera la cité des ducs à Carquefou, dans les prochaines années.

L’une vers Nantes-Atlantique, l’autre vers Carquefou

Le premier projet vise à répondre à l’abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes, en améliorant l’accessibilité de l’aéroport Nantes-Atlantique. Selon le ministère des Transports, le projet consiste « en l’implantation simultanée d’une voie en site propre et d’un service de navettes autonomes à partir du terminus de la ligne 3 du tramway » (Neustrie). Quelque 950 passagers quotidiens sont visés, alors que trois ou quatre navettes autonomes pourraient être mises en service simultanément, sur une voie de 2,5 km là aussi en site propre.

La seconde expérimentation consiste en la réhabilitation de la voie ferroviaire désaffectée, entre Nantes et Carquefou, afin d’y faire rouler des navettes. « L’infrastructure sera réadaptée par la SNCF et permettra la circulation de deux véhicules autonomes de transport collectif, sans autres véhicules sur la voie ». Jusqu’à 300 passagers par heure (en heure de pointe) pourraient être transportés, sur une distance de plus de 7 km.