Hôpitaux de Paris: La grève se poursuit aux urgences, les négociations piétinent

MOUVEMENT SOCIAL Pas de trêve pascale dans les 25 services d’urgences de l’AP-HP : la grève « illimitée » entamée le 15 avril se poursuit sur les mêmes bases, les syndicats réclamant davantage d’effectifs et une hausse de salaire de 300 euros par mois

20 Minutes avec AFP

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Les urgences de l'hôpital Saint-Antoine à Paris (illustration).
Les urgences de l'hôpital Saint-Antoine à Paris (illustration). — Clément Follain / 20 Minutes

Au neuvième jour de la grève dans les services d’accueil des urgences de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), la mobilisation restait « stable » mardi selon la direction, les deux principaux syndicats déplorant l’absence de « propositions nouvelles ».

Pas de trêve pascale dans les 25 services d’urgences de l’AP-HP : la grève « illimitée » entamée le 15 avril se poursuit sur les mêmes bases, avec un « taux de mobilisation (…) stable à 35 % environ », précise la direction dans un communiqué.

Les syndicats réclament davantage d’effectifs et une hausse de salaire

Les revendications non plus n’ont pas évolué : après une troisième réunion de négociation mardi matin, la CGT et SUD-Santé ont à nouveau réclamé davantage d’effectifs et une hausse de salaire de 300 euros par mois.

La CGT, premier syndicat, constatant « qu’aucune proposition nouvelle n’était avancée », a demandé « que les négociations se déroulent en présence » des directeurs de l’AP-HP, Martin Hirsch, et de l’agence régionale de santé, Aurélien Rousseau. SUD-Santé, seconde organisation, reconnaissant « la volonté de la direction générale de trouver des solutions », a cependant jugé que « les 61 postes immédiats proposés » n’étaient « pas une base suffisante ».

« Des négociations hôpital par hôpital »

La direction a néanmoins annoncé que « des négociations seront désormais menées localement, hôpital par hôpital », notamment pour « mettre en œuvre sans tarder la répartition » de ces postes (45 pour les urgences adultes et 16 pour les urgences pédiatriques).

En parallèle, des discussions avec les syndicats et les urgentistes « vont s’engager rapidement afin de définir des ratios de personnels adaptés », de sorte que les effectifs de chaque service soient à l’avenir ajustés « proportionnellement à l’évolution de l’activité ».

Par ailleurs, la direction a réitéré ses propositions « en matière de rémunération », à savoir une prime mensuelle de 65 euros net pour l’ensemble des agents des services d’urgences et un « forfait spécifique d’heures supplémentaires » pour les aides-soignants et les infirmières, de l’ordre de 250 euros net qui pourrait être versé « dès la sortie de grève ».