Acte 23 des «gilets jaunes»: Un pompier soupçonné d’être un Black bloc interpellé

ENQUETE Si les faits sont avérés, cet homme n’aura plus sa place chez les sapeurs-pompiers

A.B. avec AFP

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Le jeune homme interpellé risque de perdre sa place au sein des sapeurs-pompiers si les faits sont avérés.
Le jeune homme interpellé risque de perdre sa place au sein des sapeurs-pompiers si les faits sont avérés. — Lionel BONAVENTURE / AFP

Un sapeur-pompier du Val-d’Oise, soupçonné de faire partie des « Black blocs », a été interpellé samedi à Paris lors de l’Acte 23 des «  gilets jaunes » en possession de cocktails Molotov et de feux d’artifice, a-t-on appris lundi de sources concordantes, confirmant une information du Parisien.

Il a été placé en garde à vue pour « détention d’engin incendiaire » et « participation à un groupement formé en vue de commettre des violences contre les personnes ou des dégradations contre les biens », selon une source judiciaire, qui a précisé que sa garde à vue avait été prolongée dimanche.

Dans un communiqué, le Service Départemental d’Incendie et de Secours du Val-d’Oise (SDIS 95) a indiqué que « tout en respectant la présomption d’innocence, des mesures conservatoires, visant à lui interdire de prendre des gardes, ont d’ores et déjà été prises dans l’attente des résultats de l’enquête ».

« Si les faits sont confirmés, (...) cet agent qui n’a plus sa place chez les sapeurs-pompiers »

Le SDIS 95 a annoncé son intention de « se porter partie civile ». « Si les faits sont confirmés, la sanction la plus lourde sera demandée auprès du conseil de discipline envers cet agent qui n’a plus sa place chez les sapeurs-pompiers dès lors qu’il a transporté des engins incendiaires lors d’une manifestation », a ajouté le service.

Le syndicat Unité SGP Police avait annoncé sur Facebook l’interpellation de six Black Blocs samedi, et publié des photos d’un sac siglé « sapeurs-pompiers Persan », une ville du Val-d’Oise, ainsi que de l’arsenal découvert en leur possession.

Au total, 219 personnes, dont six mineurs, ont été placées en garde à vue samedi lors de cette nouvelle mobilisation des gilets jaunes.

Selon un bilan provisoire du parquet lundi matin, sur les 213 majeurs, 85 avaient déjà eu un rappel à la loi, 50 avaient été déférés en vue notamment de comparutions immédiates et 28 procédures avaient été classées sans suite. Cinq procédures ont par ailleurs été gérées par le parquet de Bobigny.