«Gilets jaunes»: Enquête ouverte à Paris après des appels aux suicides de policiers

PARQUET Les propos avaient scandalisé les syndicats de police et l’ensemble de la classe politique

20 Minutes avec AFP

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Pendant un acte des «gilets jaunes».
Pendant un acte des «gilets jaunes». — SIPA

Une enquête a été ouverte à la suite des slogans « suicidez-vous, suicidez-vous » lancés aux forces de l'ordre ce samedi dans la capitale lors de l’acte 23 des « gilets jaunes » et qui ont suscité l’indignation, a informé  le parquet de Paris.

Cette enquête, révélée par RTL, a été ouverte pour « outrage à personne dépositaire de l’autorité publique commis en réunion » et confiée à la sûreté territoriale de Paris.

Condamnation par la classe politique et les syndicats de police

A plusieurs reprises dans le cortège parisien des « gilets jaunes », des manifestants ont crié « Suicidez-vous, suicidez-vous » aux forces de l'ordre, alors que la police est touchée par une vague de suicides sans précédent depuis le début de l’année.

Ces slogans ont été vivement condamnés par la classe politique et les syndicats de policiers.

« Le paroxysme de la haine »

« On atteint le paroxysme de la haine. Ces propos sont intolérables et inacceptables », a déclaré ce dimanche Frédéric Lagache, délégué général du syndicat Alliance, le premier syndicat chez les gardiens de la paix.

« C’est une insulte aux policiers décédés, à leurs familles et à toute l’institution », a-t-il ajouté, appelant à identifier les responsables.

220 personnes en garde à vue

La classe politique, de LREM au PS en passant par LR, a aussi manifesté son indignation. « Honte à ceux qui se sont livrés à une telle ignominie ! », a tweeté le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner.

Au total, 220 personnes ont été placées en garde à vue dans la capitale samedi en marge de cette mobilisation, parmi lesquelles six mineurs, selon un bilan du parquet de Paris.