VIDEO. «Gilets jaunes» à Toulouse: Des milliers de manifestants, deux journalistes blessés et 21 interpellations

«Gilets jaunes» Acte 23 La mobilisation des « gilets jaunes » a de nouveau réuni plusieurs milliers de personnes à Toulouse, l’une des places fortes du mouvement

N.S.

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La manifestation des «gilets jaunes» à Toulouse lors de l'acte 22, le 13 avril 2019.
La manifestation des «gilets jaunes» à Toulouse lors de l'acte 22, le 13 avril 2019. — L. Barakat / Sipa
  • Plusieurs milliers de personnes ont participé à l’acte 23 des « gilets jaunes », samedi à Toulouse.
  • Au moins quatre personnes ont été blessées, dont deux journalistes et deux policiers.
  • 21 personnes ont été interpellées. Onze l’ont été pour « dissimulation du visage ».

Plusieurs milliers de personnes ont de nouveau manifesté dans le centre de Toulouse samedi, lors de l’acte 23 des « gilets jaunes ». La Ville rose est un bastion du mouvement commencé le 17 novembre dernier.

 

Selon un bilan de la préfecture de Haute-Garonne actualisé ce dimanche, 21 personnes ont été interpellées et placées en garde à vue. Dix l’ont été « pour jets de projectiles, violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique et outrage », onze autres « pour dissimulation du visage conformément à la loi dite anticasseurs » poursuit la préfecture.

Deux journalistes blessés

Deux journalistes ont été blessés. Sur Twitter, le photographe indépendant Kevin Figuier évoque « une grenade de désencerclement envoyée en cloche », qui a entraîné « deux impacts », au mollet droit et au dos. Frédéric Scheiber, photographe qui couvre le mouvement pour Actu Toulouse, « a été blessé au genou par une grenade de désencerclement puis délibérément visé par les gaz lacrymo des forces de l’ordre », indique, toujours sur Twitter, Pascal Pallas, rédacteur en chef d'Actu Toulouse.

La préfecture comptabilise « deux blessés en urgence relative parmi les manifestants », sans que l’on sache s’il s’agit des journalistes, ainsi que « deux blessés légers parmi les forces de l’ordre ».

Arrêté préfectoral respecté place du Capitole

La manifestation, précédée par de nombreux motards, avait démarré dans le calme en début d’après-midi, depuis la place Jean-Jaurès. Comme souvent, les heurts ont débuté en fin d’après-midi.

Le cortège s’était auparavant déplacé dans le centre-ville sans passer par la place du Capitole, où tout cortège ou rassemblement de « gilets jaunes » était de nouveau interdit par arrêté préfectoral.