SNCF: Retards, annulations, grève… Un rapport pointe une année noire dans les gares françaises

CARTON ROUGE Ces chiffres sont les pires depuis le début des mesures de régularité des trains en 2012

20 Minutes avec AFP

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Des TGV en gare de Lyon à Paris (image d'illustration).
Des TGV en gare de Lyon à Paris (image d'illustration). — CHRISTOPHE SIMON / AFP

Grève, pannes électriques, retards ou annulations… L’année 2018 a été l’une des pires dans les gares françaises. Ces mauvais chiffres ont été publiés ce vendredi par l’Autorité de la qualité de service dans les transports (AQST) dans son bilan annuel.

« L’année 2018 a constitué la pire année depuis 2012 (date de création de l’AQST) en termes d’annulation pour l’ensemble des transports ferroviaires longue distance. On peut retenir la forte augmentation du taux d’annulation des circulations TGV à 7,8 % contre 1,0 % en 2017 et 0,3 % en 2016 », écrit l’Autorité.

Manque de ponctualité

Les trains ont aussi été fort peu ponctuels l’an dernier : 17,8 % des TGV ont par exemple été en retard en 2018, contre 15,4 % et 11,5 % les deux années précédentes. Seuls les trains de banlieue parisiens s’en sortent relativement bien, selon le document consulté vendredi par l’AFP.

C’est la liaison Paris-Arras qui a été la plus victime d’annulations l’an dernier, tandis que les passagers du Paris-Le Mans ont subi le plus de retards. A l’inverse, Paris-Nancy et Paris-Lyon sont les relations les plus ponctuelles. Quant aux TER, Bretagne, Grand-Est et Normandie sont d’assez bons élèves pour la ponctualité tandis qu’Auvergne-Rhône-Alpes, PACA et l’Occitanie ferment la marche loin derrière.

« 2018 a été marquée par des mouvements sociaux nationaux significatifs », et en particulier la grève nationale du 2e trimestre qui a « grandement impacté le trafic ferroviaire », souligne l’Autorité, rappelant aussi la grande panne électrique ayant touché Paris-Montparnasse du 27 juillet au 6 août.

Neige en hiver, canicule en été

L’AQST note aussi une crue de la Seine et cinq tempêtes en janvier, des épisodes neigeux en février et mars, une canicule au plus fort de l’été et des « épisodes méditerranéens intenses » à l’automne (et notamment les graves inondations dans l’Aude en octobre).

« 2018 a été, sans conteste, une année particulièrement difficile pour les clients du train », a confirmé la SNCF. Cette piètre performance « s’explique assez logiquement par la plus longue grève qu’a connue SNCF », a expliqué un porte-parole à l’AFP. « De telles perturbations sur un quart de l’année impactent naturellement de façon importante les données présentées par l’AQST », a-t-il ajouté.

La SNCF préfère mettre en avant les efforts entrepris depuis deux ans « pour améliorer la régularité de tous (ses) trains ». Ce « retour aux fondamentaux » a des résultats « particulièrement encourageants depuis le début de l’année 2019 », a souligné le porte-parole.