Sécurité routière: Le nombre de morts sur les routes a augmenté de 7,3 % en mars

BILAN Après une baisse « historique » de la mortalité routière en 2018, l’année 2019 a commencé par trois mois consécutifs d’augmentation

20 Minutes avec AFP

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Un accident de voiture à Strasbourg.
Un accident de voiture à Strasbourg. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Le nombre de morts sur les routes de France métropolitaine a connu une hausse de 7,3 % en mars, avec 250 personnes tuées, soit 17 de plus qu’en mars 2018, a annoncé la Sécurité routière, ce vendredi.

Après une baisse « historique » de la mortalité routière en 2018, l’année 2019 a donc commencé par trois mois consécutifs d’augmentation. « Le premier trimestre de l’année 2019 se caractérise par une hausse de la mortalité avec 741 personnes tuées. Comparé à la moyenne sur cinq années (2013-2017), cela représente 25 morts supplémentaires », souligne la Sécurité routière dans un communiqué.

La mortalité des cyclistes en forte augmentation

Cette hausse concerne principalement les cyclistes (+8 %), les cyclomotoristes (+7 %), et les piétons (+5 %), souligne le communiqué. « La mortalité des cyclistes est la plus forte relevée pour un mois de mars depuis dix ans, avec 18 décès estimés en mars 2019 », constate la Sécurité routière.

En cause, selon elle, « la météo printanière (qui) a favorisé les déplacements », mais également « le relâchement des comportements liés au vandalisme sur les radars », dans le cadre notamment du mouvement des « gilets jaunes ». Début janvier, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner avait fait état de « près de 60 % des radars (…) neutralisés, attaqués, détruits ». Ils seront tous remplacés par de nouveaux modèles plus performants, avait indiqué la Sécurité routière.

La vitesse moyenne en légère augmentation

Juchés sur des mâts de quatre mètres, ces appareils, baptisés « radars tourelles », voient plus loin et mieux, et « peuvent différencier les véhicules soumis à des limitations différentes », selon le gouvernement. Sur la mesure controversée d’abaisser depuis juillet 2018 de 90 à 80 km/h la vitesse maximale sur 400.000 kilomètres de routes secondaires, la Sécurité routière estime qu’elle « atténue » la hausse de la mortalité.

Il est constaté « une très légère augmentation de la vitesse moyenne entre décembre 2018 et février 2019, qui reste cependant très en dessous des vitesses pratiquées avant la mise en place de la mesure 80 km/h, ce qui signifie que le gain de vies épargnées est préservé », est-il écrit. En Outre-mer, 21 personnes sont mortes au mois de mars, soit 3 de moins qu’en mars 2018, mais le nombre de blessés a augmenté, selon le communiqué.