Saône-et-Loire: L’abattage des chiens errants ne sera finalement pas autorisé

ANIMAUX Le préfet avait pris un arrêté après la découverte d’un homme mort portant des traces de morsures

20 Minutes avec agences

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Illustration de chiens errants
Illustration de chiens errants — DELAGE JEAN-MICHEL/SIPA

Son arrêté avait choqué les défenseurs des animaux. Le préfet de Saône-et-Loire a finalement renoncé à autoriser le tir à vue sur des chiens errants dans plusieurs communes du département, a indiqué ce jeudi l’association One Voice.

« Nous nous réjouissons de cette décision », a déclaré à l’AFP la présidente de l’association Muriel Arnal. « C’est une victoire pour les chiens des environs qui, avec ou sans famille et foyer, auraient pu se faire abattre sans justification », ajoute-t-elle dans un communiqué.

Un arrêté pris après la mort d’un homme

L’association avait déposé un référé-suspension contre cet arrêté au tribunal administratif de Dijon, qui devait être examiné vendredi, devenant ainsi caduc.

La préfecture de Saône-et-Loire avait pris le 26 mars un arrêté autorisant le tir à vue « pour procéder à l’abattage » d’animaux « de type canidé » divaguant sur la commune de Frontenaud et les communes avoisinantes.

Cette décision avait été prise après qu’un homme et son chien portant des traces de morsures avaient été découverts morts dans cette commune. Cet arrêté considérait comme « vraisemblable, au vu des éléments au dossier, que leurs décès soient imputables à un animal ou plusieurs animaux de type canidé en état de divagation ».

« Cruel et insensé » selon One Voice

Le texte autorisant cet abattage à vue était « cruel et insensé », selon la présidente de One Voice, qui pointait du doigt le caractère hypothétique de ses conclusions. « Quelle efficacité aurait eu une mesure pareille ? C’était la porte ouverte à tous les abus », a-t-elle ajouté, évoquant aussi de possibles débordements envers des chiens domestiques.

Dans un courrier adressé ce mardi au tribunal administratif, le préfet déclare que « compte tenu de l’état d’avancement de l’enquête judiciaire », il a « décidé d’abroger la décision du 26 mars 2019 ». Il précise dans cette même lettre que l’arrêté n’avait pas encore été appliqué.