Alsace : Des Strasbourgeois se lancent des challenges sportifs et créent du lien

LOISIRS Ils ont choisi le sport, le Battle rope challenge et les réseaux sociaux pour se retrouver et créer du lien

Gilles Varela

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La «communauté» RBREAK pendant l'échauffement. Strasbourg le 7 avril 2019. Lancer le diaporama
La «communauté» RBREAK pendant l'échauffement. Strasbourg le 7 avril 2019. — G. Varela / 20 Minutes
  • Sur Internet, un Strasbourgeois rassemble une petite communauté d’amoureux du sport.
  • Ensemble, ils se réunissent régulièrement et relèvent des défis, comme le Battle rope challenge, font du CrossFit, du trail.
  • L’objectif, en pratiquant ces sports urbains, c’est de voir la ville autrement mais aussi et surtout de créer du lien.

Difficile de se lever tôt pour trouver la motivation d’aller courir seul ? S’enfermer dans une salle de sport n’est pas votre tasse de thé ? A ces interrogations, et bien d’autres encore, Raphaël, un quadra de Strasbourg, semble bien avoir trouvé une réponse. Depuis deux ans, il anime RBREAK, une petite communauté sur Internet qui se rassemble, souvent le dimanche matin, pour « partager ensemble le goût de l’effort, du surpassement. » L’occasion aussi d’une simple rencontre autour d’un sujet qui fédère ses membres : le sport. « J’adore en faire, mais je déteste en faire seul. L’idée est de partager des expériences, mutualiser nos connaissances dans un contexte amical. » Et Raphaël, qui a le sens de la formule, décrit un « concept collaboratif, à l'ère des réseaux sociaux. C’est du sport participatif, on partage nos envies, nos connaissances au profit du groupe. » L’occasion également de pratiquer dans différents endroits de la ville et « de faire de découvertes » assure Raphaël.

Rassurant et motivant

Un concept qui a séduit Christophe, 47 ans. Pas de grasse matinée en ce dimanche du mois d’avril. Malgré le froid, il est présent, comme une vingtaine d’autres membres, au pied de la passerelle Mimram, affûté dans sa tenue de sport technique. Pas toujours assidu, « car il a quitté Strasbourg », il rejoint le groupe « régulièrement », le dimanche matin, jour où ces sportifs se donnent généralement rendez-vous. « C’est une émulation, c’est dynamique et toujours différent. Cela permet de partager mais aussi de revoir des gens, de se remobiliser face aux autres, d’échanger », assure le quadragénaire. Dans le groupe, certains conversent en espagnol, plaisantent en anglais. L’ambiance est détendue mais appliquée. Emilie, 30 ans, apprécie cette émulation. Sportive aguerrie, elle apprécie aussi de ne pas être seule et isolée pour faire du sport. « Ce n’est pas évident quand on est une femme. C’est rassurant d’être en groupe, on se sent protégée, on partage et on redouble d’efforts lors de différents exercices. »

Relever des challenges aussi. Depuis peu, le groupe se défie et invite les internautes avec des posts à faire de même, avec un Battle rope chalenge. Le principe ? Faire des mouvements ondulatoires avec deux lourdes cordes, une méthode de travail physique que l’on trouve souvent dans le CrossFit. Le groupe s’est mis au défi de faire le plus de mouvements ondulatoires possible pendant 30 secondes. Une anecdote même si Raphaël explique avoir toujours dans son coffre de voiture les deux cordes. Mais les activités principales sont le trail et du cross training, un entraînement urbain. « Mais attention tout de même, prévient Raphaël. S’il n’est pas nécessaire d’être un grand sportif, on joue carte sur table car la pratique du sport n’est pas anodine. Mieux vaut avoir une bonne condition physique pour rejoindre le groupe et de consulter un médecin avant de nous rejoindre. »

Raphaël et le Battle rope challenge. Strasbourg le 7 avril 2019.
Raphaël et le Battle rope challenge. Strasbourg le 7 avril 2019. - G. Varela / 20 Minutes

Pour l’heure, le groupe compte une quarantaine de personnes, essentiellement des trentenaires. Mais l’objectif de Raphaël, n’est pas de réunir le plus grand nombre. Plutôt de « partager des expériences, de mutualiser des connaissances dans un contexte amical. Et ce n’est non plus un club de rencontre, sourit Raphaël, ou plutôt de rencontres humaines. On se retrouve pour le plaisir, on se plaint, on transpire tous ensemble. »