Incendie à Notre-Dame de Paris: Les Pinault renoncent à l'avantage fiscal que leur offrait leur don

ABATTEMENT La famille, propriétaire notamment du groupe Kering, dit vouloir donner 100 millions d'euros pour la reconstruction de Notre-Dame

20 Minutes avec AFP

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François-Henri Pinault, président de la holding familiale Kering.
François-Henri Pinault, président de la holding familiale Kering. — Christophe Ena/AP/SIPA

La famille Pinault a annoncé mercredi qu’elle ne ferait « pas valoir l’avantage fiscal » auquel pouvait prétendre son don de 100 millions d’euros pour le chantier de réhabilitation de Notre-Dame de Paris, dévastée lundi par le feu. « La famille Pinault considère en effet qu’il n’est pas question d’en faire porter la charge aux contribuables français », indique dans un communiqué François-Henri Pinault, président de la holding familiale et PDG du groupe de luxe Kering.

Depuis la loi Aillagon de 2003, les entreprises qui investissent dans la culture peuvent déduire 60 % de leurs dépenses en faveur du mécénat (66 % de réduction d’impôt sur le revenu pour les particuliers), avec la possibilité de bénéficier d’un échelonnement de l’avantage fiscal sur cinq ans, dans une limite de 25 % du don.

Une décision saluée par le président de la commission des finances de l’Assemblée

Applaudissant une décision « logique et saine », le rapporteur général de la commission des finances de l’Assemblée nationale Joël Giraud a exhorté les autres donateurs à suivre cet exemple et à « agir de manière parfaitement désintéressée devant cette catastrophe culturelle et patrimoniale ».

Mardi, de grandes fortunes françaises ainsi que des entreprises ont promis autour de 700 millions d’euros pour la reconstruction de la cathédrale. A elles seules, les trois plus grandes fortunes françaises ont ainsi donné un demi-milliard d’euros. La première place du podium est partagée entre les familles Arnault et Bettencourt (200 millions d’euros chacune), devant la famille Pinault et ses 100 millions d’euros.