VIDEO. Incendie à Notre-Dame de Paris: Les internautes ont «le cœur brisé»

VOUS TEMOIGNEZ Vous êtes encore sous le choc des images de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris en flammes

Charlotte Murat

— 

Lundi soir, la foule assistait impuissante à l'incendie de Notre-Dame de Paris
Lundi soir, la foule assistait impuissante à l'incendie de Notre-Dame de Paris — Antoine Cau/SIPA
  • Un incendie s'est déclaré sur la charpente de Notre-Dame-de-Paris lundi soir.
  • Le toit est parti est fumée et la flèche s'est effondrée.
  • Les internautes ont réagi avec beaucoup d'émotion, qu'ils soient athés ou croyants.

« Nous avons tous le cœur brisé » écrit Emilie. Alors que les flammes surgissant du toit de Notre-Dame-de-Paris sont apparues sur toutes les chaînes de télévision, lundi soir, c’est la sidération qui dominait. Si la cathédrale est toujours debout en ce mardi matin, on pouvait douter de sa résistance en voyant la flèche s’effondrer, une heure seulement après le début de l'incendie. « Notre histoire brûle et part en fumée », se désolait alors Hélène.

Notre-Dame-de-Paris c’est le haut lieu du catholicisme, mais également un monument historique, patrimonial, un symbole de la France, l’édifice culturel le plus visité d’Europe avec près de 13 millions de visiteurs par an. Alors forcément, un lien particulier unit les Français à cette cathédrale. « Je suis athée, mais une partie de moi est partie en fumée en ce triste jour, se désole Jonathan. Ce monument a résisté à tellement de choses : la Révolution française, les deux guerres mondiales. Notre-Dame est aussi emblématique que la tour Eiffel ou le Sacré-Cœur. »

« J’ai passé des heures près de cette cathédrale »

Aline, parisienne, raconte comment la cathédrale fait partie de sa vie : « Je l’ai toujours connue. Enfant, j’étais fascinée par ses tours si hautes, le son des cloches si impressionnant. Ensuite, j’ai découvert son histoire, réelle ou romancée si magnifiquement par Victor Hugo. C’est un morceau d’humanité qui s’en va, mais aussi une part de mon humanité. » Angèle, elle, se souvient « Adolescente, j’ai passé des heures près de cette cathédrale, c’était une promenade sans cesse renouvelée. »

Elle n’a pas eu la chance d’Elisabeth, qui a pu monter à la tribune du grand orgue « lors du concert d’une amie. J’avais été très impressionnée par les puissantes chamades [les tuyaux horizontaux, directement dirigés vers la nef]. J’avais aussi acheté une bougie de la vierge, qui est restée intacte dans ma chambre alors que ma maison subissait un incendie. Vous imaginez ma profonde tristesse en voyant s’effondrer la flèche et la toiture de Notre-Dame. ». Après le désespoir, l’espérance « Puisse notre Belle Dame retrouver un jour sa splendeur » souffle Thierry. Un vœu qui devrait être exaucé puisque le président Macron a d’ores et déjà annoncé la reconstruction et que les dons affluent déjà.