Les compagnies aériennes allongent la durée des vols pour donner l'illusion d'être à l'heure

STRATÉGIE Même partis avec un peu de retard, les vols arrivent aujourd'hui globalement à l'heure

20 Minutes avec agence

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Aile d'un avion. Illustration.
Aile d'un avion. Illustration. — Free-Photos

Les compagnies aériennes allongeraient sciemment les durées de vol depuis quelques années, selon une enquête publiée ce mardi par la BBC. En effet, aujourd’hui, un trajet New York – Los Angeles prend une heure de plus que dans les années 1960.

Mais cet écart n’est pas dû à la puissance des avions ou à la volonté de consommer moins de carburant, loin de là. Pour les compagnies aériennes, il s’agit là uniquement de limiter – sur le papier – le retard réel fréquemment pris par les appareils.

Un impact sur l’environnement

Baptisée « padding » (délayage en français), cette méthode consiste à annoncer une durée de vol supérieure à celle qu’on sait nécessaire. Si le décollage se fait à l’heure prévue, les pilotes n’ont qu’à réduire leur vitesse pour atteindre la destination au bon horaire. Et si l’appareil part avec un peu de retard, il atterrira malgré tout à l’heure.

Les compagnies aériennes évitent ainsi les conséquences de retards à répétition, notamment en matière d’image ou de dédommagement des passagers. Malgré cela, en moyenne 30 % des vols ont plus de 15 minutes de retard chaque jour, précise un consultant interrogé pour l’enquête. La pratique fait par ailleurs augmenter la quantité de kérosène utilisé, de CO2 rejeté ainsi que le bruit.