VIDEO. «Gilets jaunes» à Toulouse: 45 personnes interpellées dont certaines pour dissimulation de visage

LOI ANTICASSEURS La loi « anticasseurs » a été appliquée pour la première fois à Toulouse lors de l’acte 22 des « gilets jaunes » qui avaient fait de la Ville rose leur capitale ce samedi

B.C.

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Lors de l'acte 22 des
Lors de l'acte 22 des — Pascal Pavani / AFP

Samedi, des milliers de « gilets jaunes » étaient présents à Toulouse l’occasion de l’acte 22. Un appel à converger vers la Ville rose avait été lancé sur les réseaux sociaux, auquel des manifestants de toute la France ont répondu.

Même des chefs de file du mouvement, Eric Drouet, Priscillia Ludosky et Maxime Nicolle, alias Fly Rider, étaient présents.

Mais dès 12h45, des premières charges de forces de l’ordre ont eu lieu sur les allées Jean-Jaurès, et des tirs de gaz lacrymogènes ont dispersé le cortège. Une grande partie de l’après-midi, des heurts ont eu lieu entre manifestants et forces de l’ordre.

Un véhicule utilitaire a été incendié, ainsi qu’un secours et qu’une barquette de chantier sur les allées. Les vitrines d’une agence d’intérim, d’une agence immobilière et d’une banque ont été dégradées ainsi que du mobilier urbain.

Jusqu’à un an de prison encouru

Samedi, en milieu de soirée, la préfecture indiquait que 45 personnes avaient été interpellées en centre-ville. Si certaines l’ont été pour jets de projectiles, dégradation ou encore port d’arme, 15 l'ont été au motif qu’elles avaient le visage dissimulé. Une première application de la loi anticasseurs.

Cette dissimulation de visage lors d’une manifestation est punie d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende.

Au total, 43 des 45 interpellés ont été placés en garde à vue.

Selon le bilan de la préfecture, 21 blessés en urgence relative ont été dénombrés, parmi lesquelles deux passants.

Le maire de Toulouse s’est dit « révolté » et « écœuré » après les incidents qui ont émaillé à nouveau la manifestation.