Des étudiants du campus Lyon-II (Illustration).
Des étudiants du campus Lyon-II (Illustration). — E. Frisullo / 20 Minutes

AIDES FINANCIÈRES

Bourses d'Etat: 2.000 étudiants réfugiés vont en bénéficier dès septembre prochain

Jusqu’ici, ces étudiants réfugiés n’avaient droit ni aux bourses, ni aux logements étudiants, ni à la restauration universitaire

Les bourses universitaires de l’Etat seront accessibles aux étudiants réfugiés à partir de la rentrée prochaine. Dès septembre 2019, 2.000 jeunes étrangers toucheront cette aide financière, à laquelle ils ne pouvaient jusque-là pas prétendre.

La mesure a été annoncée par la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal ce vendredi à Strasbourg (Bas-Rhin). Les futurs bénéficiaires viennent d’une trentaine d’universités. Beaucoup sont en situation précaire, car un étudiant inscrit ne peut pas percevoir le RSA.

La ministre a souligné «à quel point il est parfois insupportable d'enseigner à un étudiant en sachant qu'il sera à la rue à la fin du cours» et «parfois aberrant d'essayer de parler intégration à un étudiant sans ressources dont on voit bien qu'il ne se nourrit pas convenablement». «L'un des enjeux majeurs des étudiants en exil est de pouvoir commencer ou reprendre des études dans des conditions décentes, avec une véritable perspective d'insertion professionnelle et sociale», a-t-elle ajouté.

Les bourses du Crous ouvertes

En outre, nombreux sont ceux qui viennent de pays non-francophones et doivent apprendre le français (via un diplôme universitaire) avant d’entamer ou poursuivre leur cursus. Or, justement, les personnes inscrites au DU passerelle « Etudiants en exil » ne pouvaient prétendre à certaines bourses attribuées sur des critères sociaux, dont celles du Crous.

Ces bourses leur seront désormais ouvertes, tout comme les logements universitaires auxquels ils pourront postuler. De même, les « aides spécifiques » et la « restauration collective » ne leur seront plus fermées, précise l’entourage de la ministre à FranceInfo. Une façon de mettre fin à une situation « absurde », selon Frédérique Vidal.