Strasbourg: Le président de l'Université redit non à la hausse des frais d'inscription pour les étudiants étrangers

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR Le président de l’université de Strasbourg réaffirme son opposition à la hausse des frais d’inscription aux étudiants étrangers dans un courrier envoyé ce mercredi au personnel et aux étudiants

Nils Wilcke

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Strasbourg le 22 01 2012. Université de Strasbourg. Illustrations
Strasbourg le 22 01 2012. Université de Strasbourg. Illustrations — G.VARELA / 20MINUTES

Non, c’est non. Le président de l’université de Strasbourg (Unistra) Michel Deneken, ne veut pas entendre parler d’une hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers. Il réaffirme son opposition à ce projet du gouvernement dans un courrier adressé ce mercredi aux personnels et étudiants de l’Unistra.

Risque de sélection par l’argent

Le premier ministre Edouard Philippe a annoncé son intention de porter les droits d’inscription des étudiants étrangers, hors Union européenne, à 2.770 euros pour la licence, 3.770 euros pour le doctorat. L’Unistra accueille tous les ans environ 10.000 étudiants étrangers, dont environ 7.000 sont extérieurs à l’Union européenne.

Leur « inquiétude est la mienne », explique le président de l’université de Strasbourg qui avance que cette mesure sur les droits d’inscription des étudiants étrangers « risque d’organiser une sélection par l’argent, de mettre en danger certaines formations, de réduire l’influence de la France dans le monde ».

« Si ce projet devait malgré tout se concrétiser, je proposerai au conseil d’administration des mesures réduisant au maximum l’impact réel sur les étudiants qui voudront venir chez nous l’année prochaine » assure le président de l’Unistra. Strasbourg s’était joint aux universités de Clermont-Ferrand, Lyon 2, Aix-Marseille, Jean-Jaurès à Toulouse ou encore Rennes 2 en annonçant qu'elles n'appliqueraient pas ces frais voulus par le gouvernement.