Vous êtes une personne trans ou non-binaire et on vous a déjà «mégenré(e)», c’est-à-dire appelé(e) par le mauvais genre... Racontez-nous

APPEL A TEMOIGNAGES Interpeller une personne transgenre ou non-binaire selon le sexe qui lui a été assigné à sa naissance, plutôt que selon celui auquel elle s’identifie, s’appelle le «mégenrage». C’est une violence du quotidien

Aude Lorriaux

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Le 9 avril, des centaines de personnes ont manifesté à Paris en soutien à Julia, une femme transgenre agressée le 31 mars.
Le 9 avril, des centaines de personnes ont manifesté à Paris en soutien à Julia, une femme transgenre agressée le 31 mars. — CELINE BREGAND/SIPA

Les violences contre les personnes transgenres sont nombreuses. Dans un rapport du Comité Idaho France et de l’association République et Diversité, rendu public en 2014, 59 % des personnes interrogées indiquaient avoir subi des insultes, 13 % des coups et 27 % du harcèlement. Sans aller jusqu’à ces agressions, la transphobie se manifeste au quotidien par l’emploi de l’ancien prénom, du mauvais pronom personnel - « il » au lieu d’« elle » - ou par exemple d’un « mon garçon » lancé à une femme trans. Cela s’appelle le « mégenrage ».

Les personnes non-binaires, qui refusent d’être assignées au genre féminin ou masculin, en souffrent également.

Vous êtes une personne transgenre ou une personne qui ne s’identifie pas au sexe qu’on lui a assigné à sa naissance : vous êtes-vous déjà fait « mégenrer » ? Est-ce que cela vous arrive souvent ? Comment réagissez-vous dans ce cas ? Que ressentez-vous alors ? Racontez-nous si possible un exemple précis, en nous donnant le contexte pour que les lecteurs et lectrices puissent visualiser la scène.