«Gilets jaunes» : Un colonel de gendarmerie reconnaît des violences policières lors d’une intervention

MANIFESTATION Un signalement a été fait auprès de l’IGPN

Nicolas Raffin

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Des forces de l'ordre déployées devant l'arche de la Défense, près de Paris, le 6 avril 2019.
Des forces de l'ordre déployées devant l'arche de la Défense, près de Paris, le 6 avril 2019. — J.E.E/SIPA

La scène avait été filmée et largement commentée sur les réseaux sociaux. Le 1er décembre 2018, en marge d’une manifestation de « gilets jaunes », plusieurs personnes avaient été matraquées alors qu’elles se trouvaient à l’intérieur d’un Burger King situé avenue de Wagram à Paris.

Un photographe interrogé par Libération avait raconté la scène quelques jours après : « Les manifestants ont visiblement forcé l’entrée, parce que le Burger King était fermé, et que la porte était endommagée quand on est entrés. On rentre dans le Burger King avec une quinzaine de gilets jaunes, tout le monde suffoque, moi je vomis quasiment, tellement l’air était chargé en gaz lacrymogène ».

Ce lundi, un extrait d'un documentaire diffusé par BFMTV apporte un nouvel éclairage sur cet épisode. Selon plusieurs témoignages de CRS, le commandant de l’escadron était convaincu que des casseurs se trouvaient à l’intérieur du fast-food. Mais face aux images du matraquage par les CRS, un autre gradé, le colonel de gendarmerie Di Méo se montre très critique. « C’est de la violence policière » reconnait-il.