Grand débat national: « Nous devons baisser plus vite les impôts », estime Edouard Philippe après le bilan de deux mois de consultation

POLITIQUE Des centaines de milliers de contributions ont été déposées par les Français

Nicolas Raffin et Laure Cometti (avec Thibaut Le Gal sur place)

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Emmanuelle Wargon, Edouard Philippe et Sébastien Lecornu le 8 avril 2019 à Paris pour la restitution du grand débat national.
Emmanuelle Wargon, Edouard Philippe et Sébastien Lecornu le 8 avril 2019 à Paris pour la restitution du grand débat national. — Jacques Witt/SIPA

L’ESSENTIEL :

  • Edouard Philippe tire ce lundi le bilan du grand débat lancé face à la crise des « gilets jaunes »
  • Le Premier ministre va prononcer un discours au Grand Palais, à Paris
  • Emmanuel Macron devrait ensuite annoncer des décisions concrètes d’ici la mi-avril.

LA VIDEO :

A LIRE AUSSI :

 

Ce live est désormais terminé, merci de nous avoir suivis. 

13h09 : Marie-Noëlle Lienemann évoque une lecture de Philippe « très droite classique »

 

13h04 : Eric Coquerelle (LFI) réagit

 

12h23 : C'est fini !

C'est tout pour cette matinée de restitution du grand débat national.

12h20 : « Le besoin de changement est radical »

« Le besoin de changement est si radical que tout conservatisme, toute frilosité seraient à mes yeux impardonnables », conclut Edouard Philippe. Un teaser des futures annonces d’Emmanuel Macron ?

12h19 : Sur les fractures territoriales

Edouard Philippe veut « rétablir l’équilibre entre les métropoles et les communes à l’extérieur des logiques métropolitaines ».

12h15 : « Parfois la bonne foi ne suffit pas », dit Philippe au sujet de la défiance.

Abordant la défiance des citoyens envers les politiques, Edouard Philippe revient sur la limitation de la vitesse à 80 km/h. « Parfois la bonne foi ne suffit pas, la bonne foi qui a été la mienne avec les 80 km/h (…) Je voulais sauver des vies, on m’a accusé de vouloir remplir les caisses », lâche-t-il. « Je ne me résigne pas, mais je dois apprendre à composer avec l’incompréhension et le rejet d’une partie de nos concitoyens ».

 

12h10 : « Nous devons baisser et baisser plus vite les impôts »

C’est l’une des conclusions que le Premier ministre fait après ces 3 heures de restitution du « grand débat ».

12h05 : Un homme tente d’interrompre le Premier ministre

Soudain, le long fleuve tranquille est remué par les cris d’un homme, difficilement intelligibles. Il est rapidement évacué de la salle, puis Edouard Philippe reprend son discours.

 

11h53 : Edouard Philippe prend la parole

Ce débat était « nécessaire » pour le Premier ministre qui commence par « remercier » tous ceux qui ont participé à la consultation. « Ces réunions ont fait honneur à leurs participants », dit-il opposant le calme dans lequel s’est déroulé le débat à « la violence » des manifestations des samedis de « gilets jaunes ».

 

11h30 : Un point langage

Les métaphores jardinières sont à l’honneur lors de cette restitution du grand débat national. Les propositions sont présentées sous forme d’arbres - on peut d’ailleurs « monter vers la cime » - ou de fleurs découpées en pétales - « voyez ce constat présenté sur le pétale illuminé au sud de notre fleur ».

 

11h25 : Le RIC plébiscité par seulement 7,5 % ?

Selon OpinionWay qui a analysé les réponses aux questionnaires, les internautes veulent renforcer l’exemplarité des élus, rendre le vote obligatoire sous peine d’amende, prendre en compte le vote blanc, introduire une dose de proportionnelle…

Par ailleurs, 27,8 % des répondants veulent plus de référendums pour « écouter les citoyens », et 7,5 % prônent le référendum d’initiative citoyenne (RIC). A nouveau la non-représentativité du débat se pose car dans un sondage fin mars, 62 % des Français interrogés se disaient favorables à l’inscription d’un RIC encadré dans la Constitution.

11h20 : « Défiance » envers les représentants, « confiance » envers la commune ?

Les analystes présentent une opposition entre la « défiance » exprimée par les participants envers leurs élus, et la « confiance » dans la commune.

 

11h16 : On attaque avec le quatrième thème, démocratie et citoyenneté

Les analystes font état de la défiance des participants envers les dirigeants. « Je ne sais pas pourquoi je prends la peine d’écrire, mon message ne sera jamais lu et finira aux archives », écrit un participant.

Selon Antoine Brachet, directeur exécutif de Bluenote, les participants s’interrogent sur les privilèges des élus et anciens élus, ils ne se sentent pas représentés et écoutés par les élus et constatent que la participation aux élections est trop faible.

Lors des débats locaux, les participants ont insisté selon Bluenote sur les associations et bénévoles qui "doivent être plus soutenus".

11h04 : Les résultats du « grand débat » ne sont pas représentatifs de la population 

L'évidence émerge par exemple sur l'impôt sur la fortune. Selon OpinionWay, 10,3 % des contributeurs en ligne réclament le retour de l’impôt sur la fortune (ISF). Selon Bluenote, qui a épluché les cahiers de doléances, les compte-rendus de débats locaux et les lettres et mails individuels, ce taux monte à 17 % des participants.

Or dans un récent sondage de l’IFOP, ils étaient plus de 77 % à y être favorables.

 

11h : On poursuit avec l’organisation de l’Etat

C’est le troisième thème qu’Emmanuel Macron avait fixé pour son débat. Selon Judith Ferrando Y Puig, les citoyens ont exprimé un « besoin de proximité » avec l’Etat et les services publics. Ils ont aussi dit la complexité d’un système et demandé moins d'« échelons administratifs ».

En ligne, 375.000 internautes ont répondu sur ce sujet. Selon OpinionWay, ils ont fait 3 constats principaux : 86 % trouvent qu’il y a trop d’échelons administratifs, 68 % citent la commune comme le niveau de collectivité auquel ils sont le plus attachés et 52 % disent avoir accès aux services publics dont ils ont besoin (mais seulement 36 % des internautes en zone rurale).

10h46 : « Où va notre argent ? »

Selon une participante, les Français ont souvent fait remonter cette question : « où va l’argent de nos impôts ? L’Etat est toujours endetté et nos services publics se dégradent », ont-ils fait remarquer.

Cette experte observe que certains proposent de faire participer les citoyens aux choix d’affectation des dépenses publiques, par exemple avec des budgets participatifs, ou de créer un impôt participatif, qui permettrait d’allouer un pourcentage de son impôt à des dépenses publiques choisies parmi une liste.

 

 

10h46 Comment baisser les impôts ?

Selon le cabinet Roland Berger qui a épluché les contributions individuelles, il y a des consensus sur la baisse des impôts. Comment y parvenir ? Certains proposent de prioriser la consommation du quotidien (baisser la TVA), d’autres de lutter contre l’optimisation fiscale, ou d’augmenter les tranches d’impôts…

10h37 : Le moment « nuage de mots »

Que serait une présentation PowerPoint sans un nuage de mots ?

Celui-ci montre les mots cités lors des conférences citoyennes sur le thème de la fiscalité.

 

10h32 : On passe à la fiscalité et aux dépenses publiques

Dans les cahiers et les réunions, les participants ont souvent dit que « les impôts sont trop élevés », selon le cabinet Roland Berger. Ils réclament aussi plus de « transparence sur les dépenses publiques ».

En ligne, les internautes ont aussi fait ce bilan d'« un ras-le-bol fiscal », selon OpinionWay. « 58 % des participants ne seraient pas prêts à payer un impôt pour encourager des comportements bénéfiques à la collectivité » comme la fiscalité écologique ou celle sur le tabac et l’alcool.

10h30 : Des intervenants veulent continuer le grand débat

Les témoignages enthousiastes s’enchaînent et c’est la troisième personne qui dit que les Français souhaiteraient continuer ce débat, qui a toutefois duré plus de deux mois.

10h22 : « En discutant ensemble, on s’aperçoit qu’on a à peu près tous les mêmes besoins »

Après la longue énumération des propositions sur l’écologie, une petite coupure avec le témoignage d’une animatrice de débats. « Je suis garante de concertation et médiatrice, je me suis portée volontaire auprès de la mission grand débat pour animer des réunions locales », explique cette femme qui a été sollicitée par des maires.

Selon elles à l’issue de la plupart des réunions, la plupart des participants demandaient à poursuivre les échanges. « Je n’ai eu à recadrer que de manière très ponctuelle et très courtoise », poursuit-elle, ravie de l’exercice. « En discutant ensemble, on s’aperçoit qu’on a à peu près tous les mêmes besoins ».

 

10h15 : Un focus sur l'alimentation et la transition écologique

Judith Ferrando Y Puig égrène les principales propositions des Français qui souhaitent selon elle manger «local et sain», à «un prix accessible», et «développer les circuits courts».

10h10 : On commence par la transition écologique 

Le mot « urgence » est revenu très souvent dans les contributions. « Clairement l'action n'est pas du tout à la hauteur des enjeux » souligne une experte qui a participé à l'analyse des résultats. 

Laurent Benarousse, du cabinet Roland Berger observe qu'il y a deux groupes de Français qui ont répondu dans les cahiers de doléances et les réunions locales : les premiers prônent un changement de mode de vie et de consommation, les seconds veulent se concentrer sur le changement de modèle énergétique (isolation des bâtiments, développement des énergies renouvelables...).

10h03 : Après une présentation interminable de la méthodologie, place au bilan des contributions

9h50 : L'heure des résultats est arrivée 

Plusieurs intervenants des différents cabinets d'experts et d'analyse mandatés par le gouvernement vont prendre la parole pour synthétiser les contributions (avec un PowerPoint évidemment).

9h46 : La restitution est « crédible » juge une garante 

Pour Isabelle Falque-Pierrotin, cette restitution est « complexe, vu la richesse de ce qui a été dit ». « Attention aux chiffres, poursuit-elle. Ce grand débat n'est pas un sondage. Les pourcentages sont ceux des personnes qui se sont exprimées. Cela ne représente pas nécessairement tous les Français ».

9h42 : « Les thèmes du grand débat ont été fixés par le chef de l'Etat » rappelle Nadia Bellaoui 

«Des questions nous ont parues problématiques» remarque la garante. En outre, « l'hypermédiatisation» d'Emmanuel Macron pendant ses prises de parole a pu «nourrir le doute» sur la finalité du grand débat. 

 

 

9h35 : Les « garants » du grand débat national s'expriment

Ces cinq personnalités étaient chargées de veiller au bon déroulement de l'événement. « Les premiers jours nous n'étions pas très sereins, explique Nadia Bellaoui, l'une des garantes (...) Nous avons pu vérifier combien nos concitoyens ont besoin de se parler ». 

9h32 : Emmanuelle Wargon affirme que la «transparence» est au coeur de la restitution 

« La totalité de la matière brute sera mise à disposition sur la plateforme. Nous restituons chacun des types de contribution. Il n'y a pas forcément unanimité entre ce qui se dit dans les cahiers et ce qui se dit sur la plateforme ou dans les réunions locales ». 

9h26 : Emmanuelle Wargon et Sébastien Lecornu sont à la tribune 

« Les Français ont été au rendez-vous » se félicite la secrétaire d'Etat, qui donne ensuite les chiffres des contributions. Son collègue Sébastien Lecornu rend quant à lui « hommage » aux maires qui ont organisé les réunions locales : « une mairie sur deux a installé un cahier de doléances ». 

9h16 : Arrivée d'Edouard Philippe, la restitution va démarrer 

Emmanuelle Wargon et Sébastien Lecornu, qui ont piloté le grand débat, doivent prendre la parole en premier. 

9h12 : Un selfie de bon matin 

La députée LREM Laurianne Rossi est au Grand Palais avec plusieurs de ses collègues 

 

9h05 : La restitution du grand débat va bientôt démarrer au Grand Palais 

Près de 500 invités sont attendus, dont des ministres et des parlementaires. 

8h30: Vous voulez savoir ce qui vous attend ce lundi? 

Notre journaliste Laure Cometti vous résume tout ça dans cet article

8h20:  Bienvenue sur ce live pour suivre la restitution du grand débat national 

Près de la moitié du gouvernement, les cinq «garants» du grand débat, des citoyens, représentants d'associations et partenaires sociaux, maires, et une centaine de directeurs d'administration seront réunis dans la matinée sous la verrière du Grand Palais à Paris. Edouard Philippe devrait ensuite prononcer un discours.