Education: La grève dans les écoles suivie par 15% à 25% des instituteurs

MOBILISATION Ecoles primaires, maternelles, collèges, lycées... Les enseignants se mobilisent contre le projet de loi de Jean-Michel Blanquer

20 Minutes avec AFP

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Grève des enseignants le 19 mars 2019 à Marseille.
Grève des enseignants le 19 mars 2019 à Marseille. — Boris HORVAT / AFP

Mobilisés contre le projet de loi Blanquer, 15 % des professeurs des écoles sont en grève, ce jeudi, selon les chiffres du ministère de l’Education nationale​, 25 % selon le premier syndicat du primaire.

Selon le décompte du syndicat SNUipp-FSU, de grosses disparités ont été observées selon les régions : 70 % de grévistes à Paris, 50 % en région parisienne, 40 % à Toulouse et Nantes etc. Le rectorat de Paris indique de son côté 37 % de grévistes dans les écoles maternelles et élémentaires de la capitale. La mobilisation des professeurs du secondaire était moindre : un peu plus de 4 % au niveau national, selon le ministère.

Le rôle des directeurs d’école remis en cause

Les syndicats des enseignants en collège et lycées protestent contre la réforme du lycée et du bac, et réclament des ajustements et un report de sa mise en œuvre, prévue pour la rentrée prochaine. Plusieurs points du projet de loi « pour une école de la confiance », qui concerne le primaire, suscitent l’inquiétude du personnel éducatif, dont notamment la création d'« établissements publics locaux d’enseignement des savoirs fondamentaux » (EPSF).

Cette nouvelle organisation fait craindre la disparition des directeurs d’école puisque le texte indique que le chef de cet établissement « exerce simultanément les compétences attribuées au directeur d’école », assisté d’adjoints « dont un au moins est chargé » du premier degré.

L’abaissement de l’âge et le remplacement par des étudiants de masters

Les syndicats et enseignants y voient la mise sous tutelle des écoles, sous l’autorité du principal de collège, et la disparition des directeurs d’école, lien entre les familles, les élus et l’école. Le ministre Jean-Michel Blanquer tente depuis plusieurs jours de calmer ces inquiétudes. Il reçoit les syndicats, avant l’arrivée du projet de loi devant le Sénat (en mai), et a écrit aux enseignants, puis aux directeurs d’école.

Dans sa lettre aux directeurs, le ministre déclare que les EPSF dépendront de « l’accord de la municipalité et du conseil d’école » et reposeront donc sur le volontariat. D’autres points du projet de loi suscitent l’inquiétude des syndicats :  l’abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire à 3 ans qui se traduit surtout par une dépense supplémentaire des communes au profit des maternelles privées, ou la possibilité pour des étudiants en première année de master de remplacer des profs absents.