Marseille souhaite ouvrir une «salle de shoot» à l’automne

DROGUE L’adjoint au maire chargé de la santé a annoncé vouloir ouvrir une salle de consommation de drogue à moindre risque d’ici l’automne

20 Minutes avec AFP

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La salle de consommation à risque moindre dit salle de shoot. Strasbourg le 7 novembre 2016.
La salle de consommation à risque moindre dit salle de shoot. Strasbourg le 7 novembre 2016. — G. Varela / 20 Minutes

Marseille s’était portée candidate avant de faire marche arrière. Après Paris et Strasbourg, la ville envisage finalement d’ouvrir une salle de consommation de drogue à moindre risque (SCMR), a-t-on appris mercredi auprès de l’adjoint au maire de la cité phocéenne chargé de la Santé.

« Le cahier des charges [de la SCMR marseillaise] devrait être envoyé fin avril ou début mai à la Mildeca (Mission interministérielle de lutte contre la drogue et les conduites addictives) et je souhaite que le projet soit bien engagé en septembre », a expliqué Patrick Padovani à l’AFP.

A condition qu’elle s’installe en milieu hospitalier

Il s’exprimait en marge d’un colloque sur le bilan et les perspectives en Europe de ces salles parfois appelées « salles de shoot », organisé au Parlement européen à Strasbourg. « Cet outil de réduction des risques a fait ses preuves partout dans le monde », a souligné Patrick Padovani, précisant que le maire Jean-Claude Gaudin (LR) soutenait l’ouverture d’une SCMR à condition qu’elle s’installe en milieu hospitalier.

La loi Santé adoptée en décembre 2015 a autorisé l’expérimentation des SCMR pendant une période de six ans, à partir de l’ouverture de la première salle française. Deux salles ont ouvert leurs portes à l’automne 2016, d’abord à Paris, dans le quartier de la gare du Nord, puis à Strasbourg.