Réforme de la formation professionnelle: Les opérateurs de compétence agréés

TRAVAIL Leur mission sera de financer l’apprentissage et d’accompagner les PME dans leurs besoins de formations

R. G.-V. avec AFP

— 

Murielle Pénicaud est ministre du Travail depuis mai 2017.
Murielle Pénicaud est ministre du Travail depuis mai 2017. — LUDOVIC MARIN / AFP

C’est une des conséquences de la réforme de la formation professionnelle adoptée cet été. Elle prévoit que les 20 opérateurs paritaires collecteurs agréés (« Opca ») ne collectent plus les cotisations formation - transférées à l’avenir à l’Urssaf - et soient transformés en opérateurs de compétences (« Opco »).

Gérés par les partenaires sociaux, ces « Opco » auront notamment pour missions de financer l’apprentissage, d’aider les branches à construire les certifications professionnelles et d’accompagner les PME pour définir leurs besoins en formation.

13 dossiers, 11 gagnants

Ce dimanche, les arrêtés portant agrément au 1er avril de onze « opérateurs de compétences » sont parus au Journal officiel. Treize dossiers d’agrément avaient été déposés fin décembre, mais le ministère du Travail ne voulait en garder que onze, comme le préconisait un rapport rendu début septembre.

Neuf opérateurs ne posaient pas de problème : agriculture et agroalimentaire ; industrie ; construction ; mobilités ; commerce ; services financiers et conseil ; santé ; culture et médias ; cohésion sociale. Mais le gouvernement avait refusé en janvier quatre projets qui faisaient l’objet de rivalités intrapatronales et syndicales, en laissant deux mois aux branches concernées pour renégocier des accords correspondant à « des secteurs économiques pertinents ».

Verront donc le jour un opérateur des entreprises de proximité et un opérateur des entreprises et salariés des services à forte intensité de main d’œuvre (secteur de l’intérim, de la propreté, de l’hôtellerie-restauration, etc.).