Réforme de l'école: Le ministre écrit aux professeurs avant leur journée de mobilisation

ORDRE Les principaux syndicats enseignants appellent à une mobilisation samedi dans plusieurs villes de France, notamment contre la réforme sur «l'école de la confiance»,

20 Minutes avec AFP

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Le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer.
Le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer. — UGO AMEZ/SIPA

« Je sais que je peux compter sur votre engagement »… Le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer a écrit, ce vendredi, aux enseignants une lettre de soutien, les présentant comme à « l’avant-garde du progrès social », à la veille d’une journée d’action contre sa loi « pour une école de la confiance » et la réforme du lycée.

« Vous êtes les premiers acteurs des politiques scolaires, qui se situent à l’avant-garde du progrès social. A ce titre, tous les Français vous doivent gratitude et respect, écrit le ministre dans son courrier, consulté par l’AFP. Je sais que je peux compter sur votre engagement. »

Samedi, les principaux syndicats enseignants appellent à une mobilisation dans plusieurs villes de France, notamment contre sa réforme sur « l’école de la confiance », qui suscite la défiance du monde enseignant.

Un amendement au projet de loi qui a mis le feu aux poudres

Les syndicats contestent notamment l’article 1 du projet de loi, qui mentionne le devoir d'« exemplarité » des personnels de la communauté éducative, et est interprété par certains comme un moyen de rappeler à l’ordre ou de sanctionner des enseignants qui critiqueraient l’institution.

Le vote de l’instruction obligatoire à trois ans fait également grincer des dents, en obligeant les municipalités à financer la mesure pour les maternelles privées. Mais c’est un amendement au projet de loi qui a mis le feu aux poudres : s’il est adopté, il donnera naissance à des « établissements publics des savoirs fondamentaux », dont l’objectif sera de rassembler en une seule entité un collège et une ou plusieurs écoles du même secteur. Ce qui fait redouter à certains la disparition des directeurs d’école. Le texte a été voté le 19 février par l’Assemblée nationale et doit encore passer en mai devant le Sénat.