Jean-Claude Romand sera fixé le 3 avril sur sa demande de libération conditionnelle

PROCÈS Cette audience se tiendra à huis clos dans l’enceinte du tribunal ; la décision sera rendue ultérieurement

20 Minutes avec AFP

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Jean-Claude Romand lors de son procès en 1996.
Jean-Claude Romand lors de son procès en 1996. — FAYOLLE PASCAL/SIPA

La demande de libération conditionnelle de Jean-Claude Romand, le faux médecin qui avait tué cinq membres de sa famille en 1993, sera jugée le 3 avril en appel à Bourges, a indiqué ce jeudi la cour d’appel de Bourges. Cette audience se tiendra à huis clos dans l’enceinte du tribunal a précisé un magistrat. La décision sera rendue ultérieurement.

Pendant plus de quinze ans, le faux « docteur Romand », aujourd’hui âgé de 64 ans, avait menti à son entourage, se faisant passer pour un médecin travaillant pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS), avant d’assassiner son épouse, ses deux enfants et ses parents au moment où ces derniers allaient découvrir la vérité. Condamné à la perpétuité en 1996, il est libérable depuis 2015, après une période de sûreté de vingt-deux ans.

Une demande rejetée en février

Le tribunal d’application des peines de Châteauroux avait rejeté sa demande de libération conditionnelle le 8 février dernier. Il avait considéré qu'« en dépit de son parcours d’exécution de peine satisfaisant, les éléments du projet présenté et de sa personnalité ne [permettaient] pas, en l’état, d’assurer un juste équilibre entre le respect des intérêts de la société, des droits des victimes et de la réinsertion du condamné ».

La libération conditionnelle est une mesure d’aménagement de peine visant à la réinsertion et à la prévention de la récidive.