Sécurité routière: Le nombre de morts sur les routes en hausse de 17,1% en février

SECURITE Le nombre de morts sur les routes a augmenté de 17% en février

20 Minutes avec AFP

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Des pompiers en intervention sur un accident de la route, ici près de Rennes en 2017.
Des pompiers en intervention sur un accident de la route, ici près de Rennes en 2017. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Une hausse impressionnante et qui se poursuit. Le nombre de morts sur les routes de France métropolitaine a connu une hausse de 17,1 % en février, avec 253 personnes tuées, soit 37 de plus qu’en février 2018, a annoncé jeudi la Sécurité routière.

Une hausse de 4 % en janvier

Après une baisse « historique » de la mortalité routière en 2018, l’année 2019 a donc commencé par deux mois consécutifs d’augmentation. « Après la hausse de la mortalité routière constatée en janvier 2019 (+3,9 %), l’effet de la forte dégradation des radars fixes (dans le cadre du mouvement des « gilets jaunes «, NDLR) s’amplifie et se traduit par un relâchement des comportements sur l’ensemble des réseaux routiers », explique la Sécurité routière dans un communiqué.

Une augmentation forte qui interroge sur l'efficacité de la baisse de la vitesse à 80 km/h sur les route secondaires pour une meilleure sécurité routière. Ce que n'a pas tardé à souligner 40 millions d'autobilistes. Dans un communiqué, l'associations a critiqué l'annonce de la Sécurité routière: « Cette interprétation des causes des mauvais chiffres de février est plus que douteuse, car on sait très bien que, certes, de nombreux radars ont été dégradés dès le mois de juillet suite à la mise en œuvre de la mesure des 80 km/h, mais aussi que leur remise en état a débuté dès la fin du mois de janvier » explique Daniel Quéro, président de 40 millions d'automobilistes.

« Depuis que je suis petit, on m'a appris à reconnaître mes erreurs et à ne pas attribuer mes propres fautes à autrui... Il est donc temps que le Premier ministre admette qu'il a fait fausse route, que l'abaissement généralisé de la limitation de vitesse ne permet pas d'améliorer la sécurité des usagers, et qu'il revienne sur sa décision pour revenir à un système plus pragmatique, adapté aux besoins de mobilité des territoires » conclut Pierre Chasseray, délégué général de l'association.