«Gilets jaunes»: Face aux violences, les forces de l'ordre sont au «début d'un travail long»

MAINTIEN DE L'ORDRE « Nous devons rester extrêmement vigilants et ne surtout pas baisser la garde face aux individus violents », a assuré le ministre de l’Intérieur

20 Minutes avec AFP

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Christophe Castaner au Sénat (illustration).
Christophe Castaner au Sénat (illustration). — PDN/SIPA

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a affirmé ce mercredi que les forces de l’ordre étaient au « début d’un travail long, qui va demander beaucoup d’efforts et de détermination » face aux violences lors des manifestations des «  gilets jaunes ».

« A l’issue de l’échec du 16 mars » marqué par les violences, « le président nous a demandé un renforcement de la doctrine » du maintien de l’ordre, a affirmé le ministre, entendu par la Commission des lois de l’Assemblée avec sa collègue à la Justice, Nicole Belloubet.

Le 16 mars, qui représentait le dix-huitième samedi consécutif de manifestation des « gilets jaunes », avait été marqué par de violents heurts et d'importants dégâts matériels sur les Champs-Elysées. Dans la foulée, l’exécutif a décidé de muscler son dispositif.

Des individus qui « veulent encore semer le chaos »

« Nous n’avions qu’un seul objectif : que le 16 mars ne se reproduise pas, ce fut le cas », s’est-il félicité. « Ce bilan montre que les décisions que nous avons prises vont dans la bonne voie. Cependant, personne, et nous les premiers, ne pouvons nous en réjouir. »

« Je ne veux pas m’en réjouir d’abord parce qu’il y a encore des violences, il y a encore des individus qui se croient au-dessus du droit, au-dessus des lois, qui veulent encore semer le chaos. Je ne peux pas m’en réjouir non plus parce que je sais que ce n’est qu’un début », a-t-il insisté.

Lors de l’acte 19 du mouvement social samedi dernier, le défilé parisien s’est déroulé sans heurts majeurs mais il y eut des tensions en région. Selon les derniers chiffres communiqués par M. Castaner mercredi, il y a eu 304 interpellations en France, dont 262 gardes à vue.

Ne « pas baisser la garde »

« Pour l’ordre public, nous menons à la fois une course de vitesse pour arrêter immédiatement les débordements et un marathon pour sauver durablement les manifestations des émeutiers. »

Samedi dernier, « ce n’était donc que le début d’un travail long qui va demander beaucoup d’effort, de mobilisation, de détermination. Nous devons rester extrêmement vigilants et ne surtout pas baisser la garde face aux individus violents », a-t-il assuré.