Arrêté en haut d'une tour de la Défense, le «Spider-Man» français a été libéré sans poursuites

ESCALADE EXTREME En 2016, Alain Robert avait déjà sévi à la Défense, en escaladant la tour Total

20 Minutes avec AFP

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Alain Robert, photographié durant l'escalade d'une tour à La Havane, en 2013.
Alain Robert, photographié durant l'escalade d'une tour à La Havane, en 2013. — J. HERNADEZ/CHINE NOUVELLE/SIPA

Il avait été interpellé au sommet de la tour Engie pour « mise en danger de la vie d’autrui » et « manquement délibéré à la prudence ». Alain Robert, spécialiste de l’escalade à mains nues plus connu sous le nom du « Spiderman français », a été relâché ce mardi sans poursuites.

Le sportif de 56 ans a été entendu, lundi, au commissariat de Courbevoie (Hauts-de-Seine) et en est ressorti libre. Si la direction d’Engie avait déposé une plainte, celle-ci a été classée sans suite, a précisé une source policière.

Des exploits réalisés sans autorisation

Selon son habitude depuis 1994, Alain Robert, qui réalise ses exploits sans autorisation, en solo intégral et sans aucun système de sécurité, avait convoqué quelques médias près de l’impressionnante tour en verre courbé de la Défense. Une tour de 37 étages, érigée en 2008 et haute de 185 mètres.

« Cette nouvelle escalade clandestine est un coup de cœur et un coup de gueule pour sauver Notre-Dame de Paris : c’est le patrimoine français qui est en train de s’effondrer », avait expliqué lundi le grimpeur. Selon lui, il faudrait 150 millions d’euros pour restaurer l’édifice, un chiffre confirmé par la Société des Amis de Notre-Dame de Paris.

Pour rappel, l'« homme-araignée » a été arrêté fin janvier après avoir escaladé l’une des plus hautes tours des Philippines, la GT Tower (47 étages). En juin, il s’était attaqué à la cinquième plus haute tour du monde à Séoul. Il avait cependant été obligé de renoncer face à l’intervention des agents de sécurité.

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