Brexit: Les passagers de l'Eurostar, premières victimes de la grève du zèle des douaniers français

ATTENTE Certains passagers de l’Eurostar ont dû patienter six heures avant de pouvoir embarquer dans le train

Manon Aublanc

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Des passagers devant le point d'embarquement Eurostar à la gare Saint Pancras à Londres (Royaume-Uni), le 12 août 2016.
Des passagers devant le point d'embarquement Eurostar à la gare Saint Pancras à Londres (Royaume-Uni), le 12 août 2016. — Tolga Akmen/LNP/Shutter/SIPA

Alors que les douaniers français, qui réclament des moyens supplémentaires en vue du Brexit, continuent leur grève du zèle, les passagers de l’Eurostar sont les premiers à en subir les conséquences, avec des files d’attente allongées de plusieurs heures, révèle BFMTV, ce lundi.

En grève depuis début mars, les douaniers français réclament une augmentation de l’allocation complémentaire des douaniers, une hausse des effectifs, mais surtout l’octroi de moyens supplémentaires afin de faire face au Brexit. Jeudi dernier, le ministère de la Transition écologique et solidaire avait pourtant accordé à la filiale française d’Eurostar (EFR) une licence ferroviaire qui permettra aux trains de circuler même en cas de sortie de l’Europe sans accord.

Jusqu’à six heures d’attente pour embarquer

Mais cette solution n’a pas suffi à calmer la grogne des douaniers français qui ont décidé de poursuivre leur grève du zèle, mettant en place des contrôles plus nombreux et plus poussés. A Gare du Nord, porte d’embarquement de l’Eurostar, les agents contrôlent désormais un bagage sur six au lieu d’un sur 20 en temps normal, allongeant considérablement les temps d’attente pour les passagers.

Sur Twitter, les passagers de la ligne reliant Paris à Londres, qui ont parfois attendu six heures avant d’embarquer, sont nombreux à avoir exprimé leur mécontentement.

Et pour conjurer le sort, ce dimanche, c’est la machine à rayons X qui a fait des siennes, s’ajoutant aux perturbations liées au mouvement social, précise BFMTV.

Mi-mars, le gouvernement avait proposé un coup de pouce de 14 millions d’euros pour la profession, soit une augmentation de 55 euros net pour tous les agents. Mais la proposition a été jugée insuffisante par les syndicats.