Bergerac: Une tête de cochon sur le chantier de la mosquée

ENQUETE Des dégradations ont eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi sur un mur du chantier de la mosquée de Bergerac (Dordogne), qui est contestée

20 Minutes avec AFP

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Une voiture de la police nationale (illustration).
Une voiture de la police nationale (illustration). — Clément Follain / 20 Minutes

Une tête de cochon et du sang animal ont été retrouvés lundi matin à l’entrée du chantier contesté de la future mosquée de Bergerac (Dordogne), a-t-on appris de sources judiciaires.

« Le ou les auteurs ont badigeonné les murs avec du sang animal et ils ont mis une tête de porc découpée » sur la porte d'entrée du chantier, a indiqué Charles Charollois, vice-procureur à Bergerac, précisant que cela s’était passé « en quelques minutes ».

Ces dégradations ont eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi sur une des façades à l’extérieur du chantier. Les ouvriers y travaillant les ont découvertes lundi matin vers 7 h 30.

Plusieurs recours administratifs et juridiques

« Ce chantier est contesté. Il y a eu des recours administratifs et juridiques pour le mettre en échec, donc il y a plusieurs pistes à vérifier », a développé Charles Charollois.

Dans un communiqué, le préfet de Dordogne, Frédéric Périssat, a « dénoncé et condamné fermement ces actes qui portent atteinte à la liberté de conscience et d’expression des cultes et sont contraires aux principes de la laïcité ». Il a également appelé « au respect mutuel dans le cadre du pacte républicain qui doit nous unir ».

L’Association culturelle des Marocains de la Dordogne (ACMD), porteuse du projet, a déposé une plainte. Selon le parquet de Bergerac, des dégradations sur un édifice affecté au culte constituent une « dégradation aggravée », passible de sept ans de prison. L’enquête a été confiée au commissariat de Bergerac.