La Réunion: Deux profs d'espagnol suspendus pour avoir voulu faire traduire des textes porno à leurs étudiants

POLEMIQUE L'université a suspendu les deux enseignants étrangers qui donnaient des cours dans le cadre d'Erasmus et a saisi le procureur de la République

Julie Bossart
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Des étudiants en plein travail.
Des étudiants en plein travail. — Pixabay

Pero, a que pensaron ellos ? Après les « gilets jaunes », l’éruption du Piton de la Fournaise ou encore la lettre de « BB » sur l’errance animale, une nouvelle affaire secoue La Réunion.

Cette fois-ci, c’est du côté de l’université que les regards se tournent depuis que, mardi, Zinfos974 a révélé que deux enseignants d’origine espagnole avaient l’intention de faire traduire à leurs élèves des textes à caractère pornographique. Des textes dont le site d’information a obtenu copie.

Le premier, par exemple, intitulé « Conte de Noël », chute comme suit :

« Le père, endormi, balbutia :
- Qui est là ?
- C’est le Père Noël, fit le Père Noël.

Et il le sodomisa. »

Un deuxième texte dans « un style encore plus hard »

Le deuxième texte, souligne Zinfos974, est écrit dans « un style encore plus hard que le premier, et raconte l’histoire d’un homme violant un autre homme, le tout accompagné de relations sadomasochiste ».

Contactée par 20 Minutes, l’université de La Réunion confirme que les deux enseignants en question, espagnols et originaires de Valence, enseignaient dans le cadre d’un programme d’échange Erasmus auprès des étudiants en troisième année de licence d’espagnol. Et qu’ils avaient bien transmis par mél à ces derniers les textes en question.

Des « agissements inadmissibles » qui ont conduit le président de l’université, Frédéric Miranville, à « suspendre immédiatement par voie d’arrêté les cours de ces enseignants et de mettre fin ainsi à leur présence au sein de l’établissement. » Cette suspension court, pour l’instant, sur trente jours. En outre, « compte tenu de la gravité de ces actes », la présidence a décidé de saisir le procureur de la République, qui déterminera la nature des suites juridiques à donner. Elle a aussi demandé à « l’établissement d’origine des deux enseignants de prendre les mesures appropriées à l’encontre des auteurs ».

Enfin, l’université conseille aux élèves qui en ressentent le besoin de prendre contact avec le service universitaire de médecine préventive et de promotion de la santé.