Capture d'écran d'une vidéo de L214 dénonçant le conditions d'élevage des cailles pondeuses dans une entreprise de la Drôme.
Capture d'écran d'une vidéo de L214 dénonçant le conditions d'élevage des cailles pondeuses dans une entreprise de la Drôme. — L214

ILS DENONCENT

VIDEO. «Le cauchemar des cailles pondeuses», nouvelle vidéo choc de l'association L214 tournée dans un élevage de la Drôme

Des militants de l’association de protection animale se sont rendus dans une entreprise de la Drôme pour dénoncer, en vidéo, les conditions d’élevage des cailles pondeuses. Des images chocs une nouvelle fois

  • L214 a filmé en décembre 2018 dans un élevage de cailles pondeuses de la Drôme.
  • La vidéo choc, rendue publique ce 21 mars, montre des conditions d’élevage déplorables.

Des images chocs pour dénoncer des conditions d’élevage déplorables. Ce jeudi, l’association de protection animale L214 a publié une nouvelle vidéo, dévoilant les coulisses de la production d’œufs de cailles dans un élevage de la Drôme. Pour montrer « le cauchemar des cailles pondeuses », L214 a filmé en décembre 2018 dans un élevage d’une centaines de milliers de volailles, appartenant à Drôme Cailles.

Sur la vidéo, on découvre des bêtes entassées « à plus de 80 par m2 », dans des conditions d’hygiène lamentables, les cages étant notamment recouvertes d’une épaisse poussière. « Elles sont entassées les unes sur les autres, exposées à un éclairage artificiel pour accélérer leur productivité, chaque caille pouvant pondre jusqu’à 300 œufs par an (7 à 14 pour les cailles sauvages) », détaille l’association.

 

Des cadavres, des cailles blessées ou souffrant de malformations

Dans ces conditions de vie, certaines ne survivent pas, comme en témoignent les cadavres filmés dans les cages par L214. D’autres développent des malformations, perdent leurs plumes, se blessent ou deviennent agressives, selon l’association, qui dénonce à travers ces images des « œufs 100 % made in cage ».

En France, aucune réglementation n’encadre les conditions d’élevage des cailles pondeuses. Si bien que toutes les volailles de ce type sont élevées en cage, assure l’association. « La stricte application de l’article L214.1 du code rural, qui dispose que « tout animal […] doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce », devrait pourtant se traduire par l’interdiction de tels élevages, estiment les militants dans un communiqué.

Interpeller les consommateurs et supermarchés

Par cette nouvelle vidéo choc, L214 espère interpeller le grand public. « La place des oiseaux n’est pas en cage. Les Français le savent. C’est pourtant la triste réalité des cailles élevées pour leurs œufs. Nous pouvons agir à un niveau individuel pour mettre fin à ce cauchemar. Demandons aussi aux supermarchés de renoncer aux œufs issus de cailles élevées en cage », souligne Sébastien Arsac, cofondateur de l’association.

Contactée par 20 Minutes, l’entreprise Drôme Cailles n’a, pour l’heure, pas répondu à nos sollicitations. Sur son site internet, la société créée en 1970, explique qu’elle travaille en collaboration avec des éleveurs locaux. « Nos cailles sont élevées avec un aliment 100 % végétal, minéral et vitaminique, alimentation garantie sans OGM », indique-t-elle.