«Gilets jaunes»: Les manifestations ont causé 170 millions d'euros de dégâts, sans compter «l'acte 18»

ASSURANCES 10.000 déclarations de sinistre ont été recensées, selon la Fédération française de l’Assurance

20 Minutes avec AFP
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Une vitrine dégradée à Paris.
Une vitrine dégradée à Paris. — Mario FOURMY/SIPA

Vitrines brisées, voitures incendiées, magasins pillés… Les assureurs font les comptes après les dégâts liés aux manifestations des « gilets jaunes » en France. Leur première estimation, qui n’inclut pas les dégradations de l’acte 18 sur les Champs-Elysées, s’élève à 170 millions d’euros, selon la fédération française de l’assurance (FFA).

« 10.000 déclarations de sinistres » ont été recensées, a indiqué la FFA qui estime que 30 à 40 % des entreprises n’ont pas souscrit à une garantie pour se couvrir contre le manque à gagner. « Trop, c’est trop. Ce qui s’est passé sur les Champs-Élysées samedi à Paris n’est que la répétition de ce que les commerçants ont déjà vécu. Il est inadmissible que cela ait pu se reproduire… en pire », a réagi pour sa part lundi la Confédération et des petites et moyennes entreprises (CPME), appelant le gouvernement à « prendre les mesures qui relèvent de sa responsabilité. Maintenant. »

Un coût pour la croissance

Le ministre de l’Economie, Bruno le Maire, a déclaré ce lundi qu’il voulait qu’aucun commerçant ne soit acculé à la faillite à cause des dégradations et des violences qui émaillent le mouvement des « gilets jaunes ». Une réunion avec des organisations patronales, les fédérations de commerçants et d’artisans, mais aussi les représentants des assureurs, d’hôteliers et de restaurateurs doit se tenir dans l’après-midi à Bercy pour faire le point sur l’impact économique du mouvement.

Les chiffres avancés par la FFA n’incluent pas les 91 commerces touchés par de la casse, des vols et des incendies, samedi à Paris, selon la Chambre de commerce et d’industrie de Paris et d’Ile de France. Fin février, Bruno Le Maire avait estimé à 0,2 point de croissance l’impact du mouvement des « gilets jaunes » sur l’économie française, jugeant ce coût « très élevé ».