«Gilets jaunes»: Laurent Nuñez va examiner les responsabilités de «la chaîne de commandement»

POLEMIQUE Des casseurs se sont joints au cortège des « gilets jaunes » lors de la 18e journée de manifestation

20 Minutes avec AFP

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Laurent Nunez, le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, le 12 mars 2019.
Laurent Nunez, le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, le 12 mars 2019. — CHRISTOPHE SAIDI/SIPA

Un aveu d'« échec » après les violences et pillages survenus sur les Champs-Elysées lors de la 18e journée de manifestation des « gilets jaunes ». Le secrétaire d’Etat à l’Intérieur Laurent Nunez a déclaré vouloir se pencher sur les responsabilités de la « chaîne de commandement ».

« Est-ce que c’est la chaîne de commandement qui a dysfonctionné, est-ce que c’est le positionnement des forces ? » a interrogé sur RTL Laurent Nuñez dédouanant au passage l’action des policiers et gendarmes sur le terrain. « Le travail des forces de l’ordre n’est absolument pas remis en cause », a-t-il souligné.

Polémique autour des LBD

« Dans la direction de la manœuvre, on a été moins offensif que d’habitude, moins réactif », a-t-il poursuivi en soulignant, à l’instar de Matignon, « des dysfonctionnements » et en admettant « un échec ». « C’est toute la chaîne de commandement qui va être examinée », a affirmé le secrétaire d’Etat dont les déclarations devraient relancer les spéculations sur un prochain départ du préfet de police de Paris, Michel Delpuech, régulièrement donné partant entre affaire Benalla et polémiques à répétition sur la gestion de l’ordre public dans la capitale.

Parmi les raisons de cet échec, le secrétaire d’Etat a suggéré que les polémiques sur les lanceurs de balle de défense (LBD), accusés d’avoir provoqué de graves blessures chez des manifestants, ont relevé d’un « travail de sape ». Cette tension autour des LBD a pu provoquer une moindre utilisation de ces armes de force intermédiaire samedi, explique le ministre.

Vivement critiqué par l’opposition, l’exécutif promet de nouvelles mesures sécuritaires dès ce lundi pour pallier les « dysfonctionnements » apparus lors du saccage samedi des Champs-Elysées qui a relancé la crise des « gilets jaunes ». Edouard Philippe sera à l’Elysée dès 11h30 avec le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner et son secrétaire d’Etat Laurent Nuñez, ainsi que la garde des Sceaux Nicole Belloubet.