«Gilets jaunes» à Paris: Indignation de la police après la dégradation d'une plaque commémorative

VICTIME DE TERRORISME La plaque vandalisée est celle de Xavier Jugelé, policier tué lors d’un acte terroriste en avril 2017

20 Minutes avec AFP

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La plaque commémorative de de Xavier Jugelé lors de son inauguration
La plaque commémorative de de Xavier Jugelé lors de son inauguration — SIPA

La dégradation de la plaque commémorative dédiée à Xavier Jugelé, le policier tué lors d'une attaque jihadiste en avril 2017 sur les Champs-Elysées, suscitait ce dimanche émotion et écœurement dans les rangs policiers, après les violents affrontements survenus à l’occasion de l’acte 18 des « gilets jaunes ».

Dimanche midi, les dégradations dont un tag représentant un symbole anarchiste mais aussi deux autocollants étaient toujours visibles sur cette plaque accrochée à un lampadaire, sur les lieux où le fonctionnaire de police a été tué.

« Particulièrement écœurant »

« C’est particulièrement écœurant comme tout ce qui s’est passé lors de la journée d’hier », s’est ému Loïc Le Couplier, secrétaire national adjoint Paris du syndicat Alliance dénonçant un acte « lâche. Le niveau politique de ces gens est proche de zéro. Xavier Jugelé était un policier républicain assassiné par un terroriste. »

« Rien n’aura été respecté hier, ni les valeurs démocratiques, ni les personnes, ni les biens, ni les symboles », a déploré le syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI-CFDT) sur Twitter en évoquant sa « honte ».

Une rose blanche du ministre de l’Intérieur

« Les policiers sont particulièrement en colère, scandalisés et choqués du vandalisme de la plaque commémorative », a affirmé Denis Jacob, secrétaire général d’Alternative-CFDT. « Tout cela va très mal se terminer. Ces mouvements de haines doivent cesser et les manifestations illégales doivent être interdites », a-t-il ajouté.

Christophe Castaner accompagné du préfet de police Michel Delpuech sont venus se recueillir quelques instants devant la plaque dégradée ce dimanche. Le ministre de l’Intérieur, qui ne s’est pas exprimé, a déposé une rose blanche avant de saluer les forces de l’ordre présentes et de repartir.