Lyon: Un couple de jeunes femmes très violemment attaqué par des adolescentes en pleine rue

AGRESSION L'une des huit suspectes a été interpellée et mise en examen

Caroline Girardon

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Illustration d'un couple de femmes main dans la main.
Illustration d'un couple de femmes main dans la main. — ISOPIX/SIPA
  • Un couple de jeunes femmes a été passé à tabac vendredi soir à la Part-Dieu par une bande de huit adolescentes.
  • L’une des victimes a été balafrée au cutter.
  • Les deux jeunes femmes racontent avoir essuyé des insultes homophobes avant de se faire agresser.
  • L'une des suspectes a été interpellée et mise en examen.

Elles se promenaient main dans la main lorsqu’elles ont été très violemment attaquées par une bande d’adolescentes. Deux jeunes femmes, âgées de 20 et 23 ans, ont été rouées de coups vendredi soir dans le quartier de la Part-Dieu à Lyon, selon la police.

Il s’agit d’une gendarme et de sa compagne, rapporte Le Parisien qui a révélé cette affaire, précisant que la seconde, ayant reçu des coups de cutter au visage, a été gravement blessée.

Balafrée sous l’œil gauche

Le couple, qui passait devant le centre commercial, aurait été pris à partie par huit filles, qui auraient commencé à les insulter en raison de leur sexualité. La gendarme leur aurait indiqué que leur comportement était délictuel. Mais au lieu de se calmer, la tension est montée d’un cran et la situation s’est envenimée.

S’est ensuivie une pluie de coups de poing. La plus jeune des victimes a reçu un coup de cutter au visage. « Elle a été balafrée. L’estafilade commence sous l’œil gauche et finit sous l’oreille », précise une source proche de l’affaire au Parisien.

Les 7 autres suspectes en fuite

Les adolescents ont ensuite pris la fuite dans le quartier. L’une d’entre elle, âgée de 17 ans, a été arrêtée en possession d’un cutter. Elle a nié les faits mais a été présentée à un juge dimanche puis mise en examen. Les sept autres sont toujours recherchées.

Une information judiciaire a été ouverte dimanche pour violences commises avec arme blanche, en réunion et en raison de l’orientation sexuelle des victimes, précise le parquet de Lyon à l’AFP. L'adolescente, qui n'a aucun antécédent judiciaire, n'a pas été placée en détention provisoire comme il l'avait demandé. Le parquet a donc fait appel de cette décision.

Le nombre de plaintes pour actes homophobes a augmenté en France l’an dernier. Selon le ministère de l’Intérieur, 262 plaintes ont été déposées entre janvier et septembre 2018, soit 15 % de plus qu’en 2017.