«Gilets jaunes» à Paris: Macron écourte son séjour au ski et Philippe promet une «totale fermeté»

RETOUR PRECIPITE Les violences commises sur les Champs-Elysées à Paris, ce samedi, lors de la manifestation des « gilets jaunes » ont amené le président de la République à quitter plus tôt les Pyrénées

F.H. avec AFP

— 

Emmanuel Macron a écourté son week-end au ski à La Mongie (Pyrénées) pour rentrer à Paris après les violences commises lors de la manifestation des «gilets jaunes», le 17 mars 2019.
Emmanuel Macron a écourté son week-end au ski à La Mongie (Pyrénées) pour rentrer à Paris après les violences commises lors de la manifestation des «gilets jaunes», le 17 mars 2019. — LAURENT DARD / DDM / AFP

De La Mongie au ministère de l’Intérieur. Emmanuel Macron a quitté les Pyrénées où il passait un week-end skis aux pieds pour rejoindre Paris et la cellule de crise de la place Beauvau. Le chef de l’Etat est attendu vers 22h30 au ministère de l’Intérieur.

Mitraillé par l’opposition qui dénonce « l’incompétence » de l’exécutif, Emmanuel Macron a dû écourter son week-end de ski samedi après les violences commises à Paris lors de l’acte 18 des «gilets jaunes». Au ministère de l’Intérieur, le chef de l’Etat devrait faire le point d’une journée de violences. Celle-ci renvoie aux scènes qui avaient émaillé de précédents épisodes des « gilets jaunes », nombre d’entre eux rejettent ces incidents.

« Ceux qui excusent » ces actes s’en rendent « complices »

Edouard Philippe a, lui dans l’après-midi, promis une « totale fermeté » face aux dégâts commis sur les Champs-Elysées. Le Premier ministre a apporté son « soutien le plus grand » aux forces de l’ordre, alors que des magasins étaient pillés et incendiés plus haut sur la « plus belle avenue du monde ».

Des propos qui font écho à ceux d’Emmanuel Macron qui avait déclaré le 26 février qu’il fallait « maintenant dire que, lorsqu’on va dans des manifestations violentes, on est complice du pire ».

Il a affirmé « l’objectif de totale fermeté » du gouvernement contre « plusieurs milliers de personnes très déterminées, qui sont là pour créer le désordre ». Il a estimé que « ceux qui excusent ou qui encouragent » ces actes « inacceptables » s’en rendent « complices ».