Syrie: La France a rapatrié plusieurs enfants de djihadistes ce vendredi

RETOUR Ces enfants, qui vont faire l’objet d’un suivi médical et psychologique, ont été remis aux autorités judiciaires

20 Minutes avec AFP

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Le gouvernement français envisagerait désormais de rapatrier les enfants de djihadistes détenus en Syrie.
Le gouvernement français envisagerait désormais de rapatrier les enfants de djihadistes détenus en Syrie. — FADEL SENNA / AFP

Cinq enfants de djihadistes, « orphelins et isolés, âgés de 5 ans et moins », qui se trouvaient dans des camps du nord-est de la Syrie, ont été rapatriés, ce vendredi, en France, a annoncé le ministère des Affaires étrangères.

Ces enfants, les premiers à être rapatriés de Syrie, étaient dans des familles d’accueil ou des camps, tous orphelins au moins de mère même si l’incertitude subsiste sur le sort de certains pères, selon une source diplomatique. Ils sont rentrés à bord d’un avion de l’armée de l’air française.

Des « très jeunes enfants particulièrement vulnérables »

« Ces enfants font l’objet d’un suivi médical et psychologique particulier et ont été remis aux autorités judiciaires », précise le communiqué. Quatre sont « à peu près en forme » mais le cinquième, « blessé », est dans « un mauvais état de santé », a précisé la source diplomatique. « La France remercie les Forces démocratiques syriennes de leur coopération, qui a rendu possible cette issue.

La décision a été prise au regard de la situation de ces très jeunes enfants particulièrement vulnérables », ajoute le ministère. Mercredi soir, le président Emmanuel Macron semblait avoir douché les espoirs des familles, qui demandent depuis plusieurs mois le retour de leurs enfants, pour les juger en France, et de leurs petits-enfants, au titre de la protection de l’enfance.

Les combattants djihadistes adultes jugés sur place

« Pour ce qui est des enfants, c'est une approche au cas par cas qui est menée​, en particulier en lien avec la Croix-Rouge internationale. C’est une approche humanitaire qui est suivie et avec beaucoup de vigilance », avait déclaré Emmanuel Macron depuis Nairobi.

« S’agissant des ressortissants français adultes, combattants et djihadistes ayant suivi Daesh au Levant, la position de la France n’a pas changé : ils doivent être jugés sur le territoire où ils ont commis leurs crimes », a par ailleurs souligné vendredi le ministère des Affaires étrangères. « C’est une question de justice et de sécurité à la fois ». D’autres enfants pourraient d’ailleurs « être ramenés au cas par cas » mais dans aucun cas avec leur mère, selon la source diplomatique.