Grenoble: Une pépinière d’entreprises visée par plusieurs incendies volontaires au Mistral

DEGRADATIONS Deux incendies ont ravagé une grande partie du bâtiment lors des violences urbaines qui ont touché le quartier Mistral puis lors du passage d’une manifestation des « gilets jaunes »

20 Minutes avec AFP

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Les pompiers sont toujours sur place ce dimanche matin. Illustration.
Les pompiers sont toujours sur place ce dimanche matin. Illustration. — N. Messyasz / Sipa

Ce dimanche matin, le bâtiment est surveillé par les policiers et les pompiers, toujours mobilisés pour empêcher une reprise du feu. Les locaux d’une pépinière d’entreprises ont été la cible samedi d’un incendie volontaire dans le quartier Mistral à  Grenoble (Isère), au moment du passage d’une manifestation de «gilets jaunes»,​ ont indiqué les pompiers.

Il s’agit du deuxième incendie en 36 heures dans ce bâtiment de la rue Anatole-France qui avait déjà été visé par un départ de feu criminel vendredi en marge d’échauffourées entre jeunes et policiers. Le sinistre de samedi, qui n’a pas fait de victimes selon les pompiers, s’est déclaré vers 14h20 dans le bâtiment de 1.800 m2 abritant des bureaux et dans lequel trois départs de feu ont été découverts au premier étage.

De nombreux salariés au chômage technique

Les flammes se sont ensuite propagées dans le faux plafond du bâtiment, détruisant une partie des locaux. Au moment où le feu s’est déclenché, le quartier était traversé par un cortège de « gilets jaunes », a précisé la préfecture, écartant toutefois toute déduction hâtive.

Le rez-de-chaussée de ce bâtiment avait déjà été partiellement détruit par un incendie criminel vendredi au petit matin, selon une source policière, en marge des affrontements sporadiques entre forces de l’ordre et jeunes qui troublent le quartier depuis une semaine. Une centaine de personnes s’étaient alors retrouvées au chômage technique après ce premier feu criminel.

Ces violences font suite au décès, le 2 mars, de deux jeunes de 17 et 19 ans dans un accident de scooter alors qu’ils étaient poursuivis par la police. De nombreux habitants de cette cité tiennent les policiers pour responsables du drame.