«Gilets jaunes»: Il n'y a pas de «répression» pour Emmanuel Macron

VIOLENCES Interpellé par une Varoise, Emmanuel Macron a vivement réfuté le terme de « répression » des autorités face aux « gilets jaunes »

M.C. avec AFP

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Emmanuel Macron lors d'un grand débat national à Gréoux-les-Bains.
Emmanuel Macron lors d'un grand débat national à Gréoux-les-Bains. — Claude Paris/AP/SIPA

Le débat a été vif. Ce mercredi, Emmanuel Macron participait à un grand débat national à Gréoux-les-Bains, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Dans la salle, Alexia Olagnon, jeune agricultrice bio du Var, a vivement critiqué l’attitude des autorités face aux «gilets jaunes», mouvement qu’elle dit soutenir en tant que militante de la Confédération paysanne. Depuis le début de mouvement, les manifestations ont été émaillées de violences qui ont fait plus de 3.000 blessés, dont 2.000 manifestants et plus de 1.300 membres des forces de l’ordre.

Des « gilets jaunes » « sont certainement en train de se faire réprimer à l’extérieur de cette salle (…) La répression, on ne peut pas l’ignorer », a-t-elle dit, provoquant des applaudissements. Face au président, elle a notamment dénoncé le fait que « des militants écologiques se retrouvent en garde à vue pour avoir décroché votre portrait pour le symbole ».

« Pas la réalité »

« Je n’aime pas le terme de “répression” car il ne représente pas la réalité », a déclaré le chef de l’Etat, en jugeant « inacceptable » le fait de l’utiliser. « Je vous invite à me présenter des régimes autoritaires et répressifs où ce type de débat est organisé », lui a répondu Emmanuel Macron, en faisant allusion aux réunions du grand débat.

Mais, « depuis plusieurs semaines des gens ont décidé de s’infiltrer et de dénaturer cela (…) Ils ont détruit, menacé, et frappé les forces de l’ordre qui sont chargées de vous protéger ». « Partout où il y a de la violence, j’assume que les forces de l’ordre soient en mesure de se protéger et de protéger l’ordre public », a-t-il ajouté.

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