Emeutes à Grenoble: Deux policiers menacés sur les réseaux sociaux portent plainte

VIOLENCES URBAINES Ces deux fonctionnaires de la BAC n'étaient pas en mission le soir du drame

C.G. avec AFP

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Deux policiers menacés à tort sur les réseaux sociaux après la mort de deux jeunes à Grenoble, ont porté plainte.
Deux policiers menacés à tort sur les réseaux sociaux après la mort de deux jeunes à Grenoble, ont porté plainte. — J.P Clatot / AFP
  • Deux policiers de la BAC de Grenoble ont porté plainte après avoir été menacés sur les réseaux sociaux.
  • Ils étaient considérés comme responsable de la mort de deux jeunes garçons samedi.
  • Adam et Fatih, 17 et 19 ans, ont perdu la vie dans un accident de scooter alors qu’ils tentaient d’échapper à la police.

Deux policiers de Grenoble ont déposé plainte. Ils étaient depuis quelques jours la cible de menaces sur les réseaux sociaux. Les attaques ont débuté après la mort d’Adam et Fatih, deux jeunes qui ont perdu la vie samedi dans un accident de scooter alors qu'ils tentaient d'échapper à la police.

« Des plaintes ont été déposées par ces policiers injustement accusés d’être impliqués dans les événements tragiques survenus samedi à #Grenoble », a indiqué la police de l’Isère dans un tweet.

« La provocation à commettre des crimes et délits est punie par la loi. En relayant les appels à la violence contre des policiers de @PoliceNat38, vous vous exposez à des poursuites judiciaires. Faites preuve de mesure sur les réseaux sociaux », rappelle-t-elle également.

Selon une source syndicale, les deux agents menacés seraient des fonctionnaires de la brigade anticriminalité (BAC) qui n’étaient pas mobilisés le soir de l’accident. Dans un tweet publié jeudi après-midi, la préfecture de l’Isère a « condamné fermement toutes les agressions contre les forces de l’ordre, à plus forte raison quand elles sont préméditées ou constituent un guet-apens ».

Mercredi soir, de nouveaux incidents ont éclaté dans le quartier Mistral, d’où étaient originaires les deux jeunes de 17 et 19 ans. Plusieurs voitures ont été retournées et huit ont été incendiées tandis que des pierres et des cocktails Molotov ont été lancés depuis les toits des immeubles sur les forces de l’ordre présentes sur place.

« Cette faute s’est avérée mortelle »

Au cours d’une conférence de presse mercredi en fin d’après-midi, l’avocat des familles Florent Girault a souligné que « même si ce véhicule (de police) était à distance » du scooter des deux jeunes, « il a conduit à la faute et cette faute s’est avérée mortelle ».

Selon le parquet, Adam et Fatih circulaient sans casque et sur un scooter volé dépourvu de plaques d’immatriculation lorsqu’ils ont trouvé la mort en percutant un autocar. Une information judiciaire a été ouverte pour éclaircir les circonstances du drame.