Toulouse: Mojito, pina colada... Ils créent des capsules de cocktails à manger

CONSO Deux jeunes entrepreneurs d’Occitanie ont créé « glooters », des capsules de cocktails gélifiés à gober

Beatrice Colin

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Les capsules de cocktails gélifiés de la société gersoies Glooters.
Les capsules de cocktails gélifiés de la société gersoies Glooters. — Glooters
  • Pour animer les apéros, deux jeunes entrepreneurs d'Occitanie ont créé des capsules de jello shots, ces cocktails à manger.
  • Chaque mois, 3.000 capsules «glooters» sont vendues. Les fondateurs de la société espèrent multiplier par cinq ce chiffre d'ici à la fin de l'année.

Boire l’apéro, pour beaucoup cela s’apparente à siroter un verre entre potes en terrasse. Pour varier les plaisirs, Joffrey Tristan et Laurent Sicard, deux jeunes entrepreneurs d’Occitanie, ont eu l’idée de créer des cocktails… à manger, ou plutôt gober.

Après avoir sillonné le monde durant un an, ils ont découvert lors de leur passage à Hong Kong et en Australie la mode des « jello shots », des gelées alcoolisées, qui font fureur sur les comptoirs des bars branchés.

Un concept souvent artisanal que ces anciens étudiants en biologie et hygiène et sécurité ont décidé d’importer en France, tout en l’adaptant aux tendances du moment.

Laurent Sicard et Joffrey Tristan, les deux fondateurs de la société
Laurent Sicard et Joffrey Tristan, les deux fondateurs de la société - B. Colin / 20 Minutes

Après avoir durant un an élaboré leurs recettes de mojito, pina colada et autres sunrise, ils ont lancé l’an dernier leurs « glooters ».

Une animation en soirée

« Les capsules contiennent du sirop pur jus, de l’alcool, des épices et un gélifiant 100 % végétal, l’agar-agar. C’est à 12,5 ° mais il en faut quatre pour approcher la dose d’un verre normal. Ce n’est pas fort comme un shooter et cela a un côté plus marrant, qui éveille la curiosité », explique Joffrey.

Les
Les - B. Colin / 20 Minutes

Pour le Gersois et son acolyte toulousain, l’idée n’est pas de s’assommer à coups de « glooters », mais bien « d’apporter une touche d’originalité aux soirées », un peu comme la dégustation d'insectes.

Ils ne visent d’ailleurs pas les bars, mais plutôt la vente en ligne, les cavistes ou les rayons des supermarchés où leurs capsules recyclables sont commercialisées au rayon « alimentation ».

A l’heure actuelle, la jeune entreprise écoule 3.000 capsules de 20 g par mois et c’est souvent pour des anniversaires, des soirées à thème ou des mariages. Souvent auprès d’un public féminin.

A moins de 10 euros les huit, l’objectif est d’en vendre cinq fois plus d’ici à la fin de l’année et d’investir dans des machines de packaging.