Emeutes à Grenoble: Les tensions baissent d’un cran après les appels au calme des proches de l'une des victimes

VIOLENCES URBAINES Des véhicules ont une nouvelle fois été incendiés dans la nuit de mardi à mercredi à Grenoble, mais aucun incident majeur n’est à déplorer

Elisa Frisullo
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A Grenoble, mardi 5 mars, dans le quartier Mistral, où vivaient les deux garçons morts samedi.
A Grenoble, mardi 5 mars, dans le quartier Mistral, où vivaient les deux garçons morts samedi. — AFP
  • Des incidents ont de nouveau eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi à Grenoble, mais la nuit a été moins violente que les précédentes.
  • Après trois soirées d’émeutes, les parents de l’un des deux jeunes tués à scooter lors d’une course-poursuite avec la police, avaient lancé un appel au calme mardi.

Les appels au calme lancés mardi par les parents de l’une des victimes semblent avoir été entendus. Après trois nuits d’émeutes, les tensions se sont apaisées dans la nuit de mardi à mercredi à Grenoble (Isère), où une marche blanche est prévue ce 6 mars à 16 heures en soutien aux familles des deux jeunes tués à scooter lors d’une course-poursuite avec la police.

Une quinzaine de véhicules ont de nouveau été incendiés dans le quartier Mistral et dans d’autres secteurs de la ville et les forces de l’ordre, mobilisées en grand nombre, ont essuyé des jets de projectiles. Mais aucun incident majeur n’est à déplorer et aucun blessé n’a été recensé, rapporte Le Dauphiné. 

Le préfet met en garde contre « les fausses informations » sur les réseaux

Mardi, après des nuits d’une grande violence ayant opposé des habitants de plusieurs quartiers aux forces de l’ordre, les parents d’Adam, le lycéen de 17 ans décédé samedi soir, avaient appelé les « jeunes » à se calmer.

« On ne voulait pas de violence, ce n’est pas le bon chemin. Il y a le droit, des juges, des avocats, la violence n’amène que des choses graves », avait indiqué la mère de l’adolescent, interrogée par le quotidien régional.

Après le maire de Grenoble Eric Piolle, le préfet de l’Isère a également appelé « chacun au calme et à la responsabilité » mardi et mis en garde contre « les rumeurs et fausses informations », véhiculées sur les réseaux sociaux depuis la nuit des faits au sujet de la mort des deux jeunes. « Les dégradations et attaques envers nos forces de secours et de sécurité sont inadmissibles », a réagi sur le compte Twitter de la préfecture le préfet Lionel Beffre, dénonçant « fermement les appels à la violence qui circulent sur certains réseaux sociaux ».