Lyon: «Aujourd’hui, tu peux recharger ton téléphone partout»... On a testé les nouveaux bus avec prises USB

TRANSPORTS Deux lignes de bus de l'agglomération lyonnaise sont équipées de points de recharge USB

Jérémy Laugier

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En un trajet aller-retour intégral entre Lyon Bellecour et Saint-Genis-Laval, nous n'avons rencontré qu'une utilisatrice des recharges USB placées dans le bus.
En un trajet aller-retour intégral entre Lyon Bellecour et Saint-Genis-Laval, nous n'avons rencontré qu'une utilisatrice des recharges USB placées dans le bus. — Jérémy Laugier/20 Minutes
  • Le Sytral est à Lyon « l’un des premiers réseaux français » à équiper ses bus de prises USB.
  • Deux lignes de bus permettent donc aux usagers lyonnais de recharger leur téléphone depuis février.
  • 20 Minutes s’est rendu dans la ligne C10 pour tester la popularité de ce nouveau dispositif auprès des voyageurs.

Le réseau des transports en commun lyonnais est en quête de connexion avec ses utilisateurs. Le Sytral vient en effet de lancer en février de nouveaux bus équipés de nombreux ports USB. « Nous avons toujours encouragé et accompagné les technologies innovantes en matière de transport public, indique le réseau en charge des transports en commun à Lyon. Nous voulons simplifier et optimiser la qualité des déplacements, pour répondre aux attentes des voyageurs. »

20 Minutes a passé 1h30 dans l’une des deux lignes de bus équipées de cette nouvelle technologie, à savoir le C10, qui relie Bellecour à Saint-Genis-Laval. A partir d’avril, la 6 (Vaise-Techlid) remplacera la 43 (Vaise-Genay), qui bénéficie aussi de ce dispositif. Les usagers ne semblent pas encore avoir intégré cette possibilité de recharger leur téléphone durant un trajet en bus. Ainsi, pendant notre aller-retour entre Bellecour et Saint-Genis-Laval, seule une jeune fille s’est servie d’un port USB.

« Ça peut apporter 10 ou 15 % entre Bellecour et Saint-Genis-Laval »

Oriane (19 ans) n’avait par exemple « pas encore remarqué » la présence de ces bébêtes plutôt discrètes, situées près des boutons servant à signaler son arrêt au chauffeur. Pour quasiment tout le monde, cette nouveauté « peut dépanner », mais personne n’en éprouve réellement le besoin dans son quotidien. « On est habitué à recharger à fond notre téléphone quand on rentre chez nous voire au travail, indique Céline [22 ans]. Personnellement, je préférerais que ces bus soient équipés d’écrans avec des infos sur le trafic des TCL. »

Question revenant régulièrement dans les échanges quant à cette nouveauté : un trajet en bus est-il suffisamment long pour que ça ait une incidence sur la recharge ? « Si c’est pour gagner 3 % tout au plus, on peut quand même s’en passer », sourit Agnès. Non, Sofiane, lycéen de 17 ans, est formel : « Ça peut apporter 10 ou 15 % entre Bellecour et Saint-Genis-Laval, c’est toujours mieux que rien. » D’ailleurs, une utilisatrice est formelle : « On a déjà vu des jeunes rester exprès dans le C10 jusqu’au terminus avant de repartir dans l’autre sens jusqu’à leur arrêt, le tout pour recharger au maximum leur téléphone. »

La 4G est très attendue dans le métro

Le Sytral annonce « le déploiement d’une cinquantaine d’autres bus ainsi connectés pour 2019 », sur une flotte de 950 bus au total. Il s’agira d’ailleurs des dernières acquisitions diesel, le réseau s’engageant pour ses prochaines commandes à n’investir « que dans des bus propres ». Si le WiFi n’est programmé dans aucune ligne de bus de l’agglomération lyonnaise, contrairement à Toulouse et bientôt à Nantes, la nouveauté des ports USB n’était en place qu’à Toulouse jusque-là. Gros dossier davantage attendu par les habitués du réseau lyonnais : l’apparition de la 4G dans le métro en fin d’année, comme c’est déjà le cas à Toulouse, Rennes, et partiellement à Lille et Paris.

Une discussion de deux Lyonnaises découvrant tout juste la touche high-tech du C10 résume pas mal la première impression générale : « Avant, tu faisais gaffe à toujours avoir 100 % de batterie en partant de chez toi. Aujourd’hui, tu peux recharger ton téléphone partout, même dans un bus. Il y a vraiment trop de trucs qui changent, c’est dingue. » Et ce constat vient de deux adolescentes.