Nantes: Encore un portrait d'Emmanuel Macron dérobé par des militants écolos

HAPPENING Seize militants ont pénétré dans la mairie de Saint-Sébastien-sur-Loire, près de Nantes, ce lundi matin

J.U. avec AFP

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Des militants écologistes ont décroché le portrait d'Emmanuel Macron, en mairie de Saint-Sébastien
Des militants écologistes ont décroché le portrait d'Emmanuel Macron, en mairie de Saint-Sébastien — L. Venance/ AFP
  • Une affichette «urgence sociale et climatique où est Macron» a été accrochée à la place de la photo.
  • Une action revendiquée par le collectif ANV-COP21, qui a déjà mené ce type d'action dans d'autres mairies en France.

Ils ont emporté le portrait d’Emmanuel Macron. Lundi matin, des militants écologistes ont décroché le cadre représentant le Président qui était affiché à l’intérieur de la mairie de Saint-Sébastien-sur-Loire près de Nantes. « On l’a décroché pour symboliser le vide de la politique sociale et climatique de M. Macron et on a mis à la place une affichette où il est écrit "urgence sociale et climatique où est Macron" », a déclaré Benjamin H., l’un des porte-parole de l’antenne nantaise du mouvement ANV-COP21 (Action Non-Violente-COP21), à l’origine de l’initiative.

Les seize militants présents ont pénétré dans la mairie vers 10h15 et se sont dirigés vers la salle du conseil municipal où se trouvait le portrait du chef de l’État. Cette « réquisition » menée « dans le calme » vise à « faire monter la pression autour des questions climatiques parce qu’il y a vraiment une urgence et il semblerait que nos décideurs ne prennent pas la mesure des changements que ça implique », a ajouté le militant. Il a précisé que le portrait sera exposé dans des endroits de mobilisation et ne sera pas dégradé.

Trois militants placés en garde à vue pour ce type d’action

Samedi un militant écologiste avait été placé en garde à vue après avoir décroché le portrait du président à la mairie de Wittelsheim (Haut-Rhin). D’autres « décrochages » ont déjà eu lieu à Lyon, Paris, Biarritz, Ustaritz (Pyrénées-Atlantiques), Saint-Jean-de-la-Ruelle (Loiret) ou encore Jassans-Riottier (Ain), selon l’ANV-COP21.

Le collectif indique qu’au total, trois de ses militants ont été placés en garde à vue depuis le début de l’action.