Gilets jaunes à Montpellier: Les syndicats de police dénoncent les «pseudo-observateurs»

«GILETS JAUNES» Les syndicats de police dénoncent la présence de personnes qui gênent leur action lors des manifestation des « gilets jaunes » qui se terminent chaque samedi en émeutes à Montpellier

Jerome Diesnis

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Le syndicat Alliance Police Nationale dénonce la présence de «pseudo-observateurs».
Le syndicat Alliance Police Nationale dénonce la présence de «pseudo-observateurs». — Eric Beracassat/SIPA
  • Chaque samedi, les manifestations d’abord pacifistes des « gilets jaunes » s’achèvent en émeutes urbaines lorsque des casseurs font face aux forces de l’ordre.
  • Les syndicats de police dénoncent la présence d’éléments qui tentent, sous couvert de missions de surveillance, de les pousser à la faute.

Le bureau départemental de l’Hérault du syndicat Alliance police nationale s’offusque de la présence d’éléments qui gênent le travail des fonctionnaires lors des manifestations des « gilets jaunes ». Chaque samedi, les rassemblements d’abord bon enfant dégénèrent à Montpellier à l’issue d’une marche pacifiste dans les rues de la ville.

Systématiquement, la tension monte devant la préfecture et, après avoir reçu des projectiles, la dispersion par les forces de l’ordre fait place à un face-à-face avec des casseurs venus en découdre. Une fois éparpillés dans les rues du centre-ville, ceux-ci détériorent le mobilier urbain ainsi que les vitrines des banques et des sociétés assimilées au capitalisme par les commandos d’extrême gauche.

 

La Ligue des droits de l’homme dénonce des violences policières

Dans un communiqué de presse, le second syndicat aux élections professionnelles de 2018 dénonce « des pseudo-reporters qui guettent et tentent de pousser à la faute nos collègues ». Pour Rémy Alonso, secrétaire départemental d’Alliance, « il est inadmissible que des pseudo-observateurs s’approchent au plus près de nos collègues pour enregistrer leurs propos et tenter d’écouter les échanges radios et les instructions transmises. »

Le 16 février, la section de Montpellier de La Ligue des droits de l’homme avait saisi le procureur de la république et l’IGPN pour des violences verbales. Puis le 23 février, pour des violences physiques à l’encontre de deux observatrices « clairement identifiées puisqu’elles s’étaient présentées en début d’après-midi aux responsables des unités mobilisées (…) et qu’elles étaient revêtues d’une chasuble blanche siglée recto verso Ligue des Droits de l’Homme ».

« Des street medics stockent des balles de défense et font des clichés avec, en présence de blessés »

Alliance police nationale dénonce par ailleurs certains « street medics » souvent dépourvus de toute formation médicale et infiltrés par des groupes d’extrême gauche voire anarchistes. Ils ramassent au sol des balles de défense tirées bien avant et restant au sol ainsi que des culots plastiques de grenades lacrymogènes. Ils les stockent dans leur sac à dos afin de faire des clichés photographiques quand ils sont en présence de personnes blessées. »

Sept personnes ont été interpellées en marge des manifestations. Huit autres ont été blessées, dont trois policiers. L’un d’entre eux a été brulé aux jambes par un cocktail molotov. « Unité SGP Police FO s’inquiète de la nouvelle escalade de la violence, lors de cet acte 16 à Montpellier. On attend une réponse pénale exemplaire contre l’auteur de cet acte odieux », s’alarme son représentant local, Yann Bastière. La manifestation des « gilets jaunes » a réuni 1.000 et 3.700 personnes selon les différents décomptes.