Chasse à courre: Si un animal s'enfuit dans une zone habitée, il ne pourra plus être abattu

CHASSEUR Cela fait suite à une affaire remontant en 2017 où un cerf avait été tué alors qu’il se trouvait dans le jardin d’un particulier

J.D. avec AFP

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Un cerf dans les bois. Illustration.
Un cerf dans les bois. Illustration. — Catters - Sipa

Un animal poursuivi par un équipage de chasse à courre jusque dans une zone habitée ou commerciale sera désormais « gracié » et ne pourra plus être chassé, selon un décret publié ce vendredi au Journal officiel.

A l’automne 2017, un cerf avait été abattu alors qu’il s’était réfugié dans le jardin des particuliers, suscitant un grand émoi et une vive polémique sur cette possibilité pour les chasseurs de poursuivre leurs battues dans les terrains privés.

Anesthésie ou mise à mort

Officiellement, cela donne : « En grande vénerie, lorsque l’animal est aux abois ou au ferme (sur ses fins, pris, forcé ou hallali courant) et qu’il se trouve à proximité d’habitations, de jardins privés y attenant, de zones commerciales ou artisanales et de bureaux et d’établissements accueillant du public, il est gracié. »

Concrètement, cela signifie que le « maître d’équipage » doit « veiller à ce que l’animal ne soit pas approché », et doit faciliter son déplacement loin de la zone habitée. Si ce n’est pas possible, les autorités devront être contactées. Après évaluation de la situation, un vétérinaire devra alors, « au frais de l’équipage » anesthésier l’animal pour le déplacer ou « procéder à sa mise à mort ».