«Gilets jaunes»: 75% de radars automatiques dégradés depuis le début de mouvement selon Castaner

SECURITE ROUTIERE Le ministre de l'Intérieur considère que ces dégradations impactent la sécurité sur les routes

J.-L. D.

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Un radar automatique
Un radar automatique — Raphael Bloch/SIPA

Sale temps pour les radars automatiques en France. Selon Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, interrogé par France 2, « 75 % du parc de radars a été soit détruit, soit détérioré, soit attaqué, soit neutralisé ». Un chiffre en forte hausse par rapport au dernier taux de dégradation exprimé par Castaner le 10 janvier, qui était d’environ 60% de dégradation depuis le début du mouvement des « gilets jaunes ».

Un lien direct entre sécurité routière et dégradation

Une constante par contre, le ministère de l’Intérieur estime que ces dégradations ont une incidence directe sur la sécurité routière : « Il y a un lien direct. Certains radars sont masqués, les automobilistes voient qu’ils sont masqués, comme ils passent toujours au même endroit. Sauf que ces radars continuent toujours d’enregistrer les vitesses, même s’il n’y a pas de photographie, ni de procès-verbal. Au mois de décembre, il y a en moyenne quatre fois plus d’infractions à côté d’un radar masqué que lorsqu’il fonctionne. Et au bout du compte, cela fait des morts »

Une déclaration qui tombe juste après l’annonce d’une hausse de la mortalité en janvier sur les routes (+3,9 %). En France, environ 3.200 radars fixes sont installés. Mi-janvier, la facture des dégradations était estimée à 513 millions d’euros.