«Gilets jaunes»: «Lorsqu'on va le samedi dans des manifestations violentes, on est complice du pire», selon Macron

CRISE SOCIALE Le président de la République a demandé plus de « clarté » sur les manifestations de « gilets jaunes »

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron, le 25 février 2019 à l'Elysée.
Emmanuel Macron, le 25 février 2019 à l'Elysée. — Liewig Christian-POOL/SIPA

Encore une petite phrase sortie de la bouche du président. Emmanuel Macron a une nouvelle fois commenté le mouvement des « gilets jaunes » ce mardi. « Il faut maintenant dire que, lorsqu’on va dans des manifestations violentes, on est complice du pire », a-t-il déclaré ce mardi en appelant à la « clarté » sur les manifestations qui dégénèrent.

« C’est un miracle qu’après autant de samedis avec cette violence, il n’y ait eu aucun mort à déplorer de la part des forces de l’ordre », a souligné le président dans le cadre d’un débat avec les élus du Grand Est à l’Elysée. Il répondait à des propos du président de la région, Jean Rottner (LR), qui a appelé l’Etat à faire « preuve d’autorité » après 15 samedis de manifestations des « gilets jaunes ».

Un mouvement de « force » et de « vitalité »

« Nous ne pouvons, de manière raisonnable, pas interdire les manifestations », a déclaré Emmanuel Macron, en invoquant la Constitution. « Par contre, il faut un message clair de tout le monde » pour dénoncer la violence, a-t-il ajouté, en déplorant qu'« il n’y ait pas toujours eu cette clarté ».

« A côté de ça, la vitalité, la force, le caractère incontestable de la demande légitime de millions de Français qui ont pu participer ou être sympathisants de ce mouvement est pleinement reconnu. Je l’ai reconnu moi-même le 10 décembre et il est reconnu par l’implication qui est la nôtre. Jamais l’Etat ne s’est autant collectivement mobilisé face à un mouvement de ce type », a-t-il ajouté.

« Je crois qu’aujourd’hui la place doit être au débat, à la réponse démocratique, et elle sera ensuite dans les urnes. Mais nous ne pouvons pas être dans une démocratie de l’émeute », selon lui. Les « gilets jaunes » ont mobilisé samedi légèrement plus que la semaine précédente, avec plus de 46.000 manifestants en France dont 5.800 à Paris pour leur acte 15, d’après des chiffres du ministère de l’Intérieur.