Maïtena Biraben donne son ADN pour l'identification d'une journaliste fusillée par les franquistes

HISTOIRE Renée Lafont est une journaliste française fusillée en 1936 à Cordoue lors de la Guerre d’Espagne. Pour essayer d’identifier ses restes, l'animatrice Maïtena Biraben, sa lointaine parente, a donné son ADN

N.S.

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Maïtena Biraban, le 1er juillet 2017 à Bordeaux.
Maïtena Biraban, le 1er juillet 2017 à Bordeaux. — U. Amez / Sipa

Fusillée le 1er septembre 1936 à Cordoue par les forces franquistes, durant la guerre d’Espagne, la journaliste française Renée Lafont a ensuite été jetée dans une fosse commune. Plus de 110.000 personnes exécutées ont subi le même sort dans tout le pays.

Pour tenter d’identifier ses restes, l’animatrice Maïtena Biraben, lointaine parente de Renée Lafont, a récemment donné son ADN, comme l’indique La Dépêche du Midi, qui suit de près l’enquête menée par Caminar. Cette coordination d’associations mémorielles œuvre, entre autres, pour redonner un nom aux victimes républicaines de la guerre civile espagnole.

Caminar s’est donc penchée sur le sort de cette reporter de 58 ans, envoyée par le journal socialiste Le Populaire, de Léon Blum. Le travail d’un généalogiste a permis de déterminer que Maïtena Biraben était la cousine au huitième degré de Renée Lafont, morte sans descendance, ce que la productrice et actuelle présentatrice de RMC ignorait jusqu’alors.

L’échantillon d’ADN fourni permettra peut-être d’identifier et de rapatrier en France les restes de la journaliste, qui se trouveraient dans l’une des quatre fosses du cimetière la Salud de Cordoue (Andalousie), ouverte le 10 janvier.