VIDEO. Salon de l'agriculture: Emmanuel Macron est carnivore, mais trouve les flexitariens «intelligents»

COMMUNICATION Le président s'est également lancé dans une ode à la viande et à la prairie, pour tenter de réconcilier éleveurs et défenseurs de l'environnement

20 Minutes avec AFP

— 

Au Salon de l'agriculture, Emmanuel Macron a souligné qu'il était «consommateur» de viande.
Au Salon de l'agriculture, Emmanuel Macron a souligné qu'il était «consommateur» de viande. — Ludovic Marin/AP/SIPA

Au Salon de l’agriculture, le spectaculaire stand de l’interprofession de la viande, transformé en publicité géante pour les régimes alimentaires «flexitariens» qui prônent une réduction des protéines animales, est un « message intelligent », a jugé samedi le président, Emmanuel Macron.

« Je vous confirme que je suis consommateur », a cependant confessé le président en dégustant un filet de rumsteak sur le stand Interbev du salon, entouré de membres des professions de la viande, fatigués par des mois de polémiques anti-viande lancées par des groupes végans ou anti-élevage. Mais « le message » flexitarien véhiculé par l’interprofession, cette année au salon, « est intelligent à tous égards », a ajouté le président, en saluant cette initiative de communication.

Un vert printemps et des arcs-en-ciel vantant la « planète flexi »

D’ordinaire, le stand Interbev, dans les différents salons de l’élevage ou de l’agriculture, est drapé de rouge. La couleur sang, à la gloire de la viande​. Cette année, il est inondé de vert printemps et d’arcs-en-ciel vantant la « planète flexi ». Les flexitariens se définissent comme mangeant de la viande de façon raisonnable et raisonnée en choisissant des produits de qualité issus d’une production durable et responsable.

Les professionnels de la viande ont expliqué dans un communiqué de presse avant le salon que leur conviction profonde était que les consommateurs devaient manger « la juste quantité d’une viande de qualité » afin d’avoir un « impact positif sur le terroir et sur la santé ». Ce qui n’a pas empêché le président de se lancer dans une ode à la viande et à la prairie, pour tenter de réconcilier éleveurs et défenseurs de l’environnement.

« Valoriser tout ce qui est produit et fait en France »

« Les deux viandes que j’ai goûtées étaient délicieuses, mais il n’y a pas un modèle contre l’autre. Ce qui est important, c’est de valoriser tout ce qui est produit et fait en France, valorisé et découpé sur nos territoires, qui permet de créer de l’emploi, de la valeur et de répondre au défi d’une alimentation saine et traçable, et de lutter contre le réchauffement climatique d’une manière intelligente » a-t-il dit.

A des éleveurs qui lui demandaient s’il trouvait normal qu’on institue un « lundi sans viande » ou le « vendredi sans poisson », il a répondu en souriant qu’il n’était « pas pratiquant ».