Antisémitisme: Macron promet des actes «forts» après la profanation d'un cimetière juif alsacien

HOMMAGE Emmanuel Macron s’est rendu dans le cimetière de Quatzenheim (Bas-Rhin), où 96 tombes ont été profanées

20 Minutes avec AFP

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Des inscriptions nazies ont été apposées dans un cimetière en Alsace, à Quatzenheim, le 19 février 2019.
Des inscriptions nazies ont été apposées dans un cimetière en Alsace, à Quatzenheim, le 19 février 2019. — G. Varela / 20 Minutes

Emmanuel Macron promet des actes « forts, clairs » après la profanation de 96 tombes du cimetière de Quatzenheim (Bas-Rhin). Le président, qui s’est rendu sur place ce mardi, a également évoqué une loi à venir contre l’antisémitisme.

« On prendra des actes, on prendra des lois et on punira », a énoncé le chef de l’État qui portait la kippa pour se recueillir devant les stèles couvertes de croix gammées. Accompagné du grand rabbin de France Haïm Korsia et du ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, le président s’est entretenu avec de nombreux habitants du village et membres de la communauté juive, bouleversés.

Croix gammées bleues et jaunes

« Ceux qui ont fait ça ne sont pas dignes de la République, elle les punira », a-t-il insisté. Emmanuel Macron a dénoncé les auteurs de cette profanation, « un groupe d’individus haineux », disant être là « pour témoigner de la solidarité de la France tout entière ». Il s’agit aussi, a-t-il poursuivi, de montrer au-delà de sa « détermination entière, notre détermination entière à lutter contre l’antisémitisme sous toutes ses formes et tous ces visages de la haine ».

Les tombes du cimetière juif de Quatzenhzeim, installé depuis 1795 dans ce village de 800 habitants, ont été marquées à la bombe de croix gammées bleues et jaunes. Une sépulture porte également l’inscription « Elsassisches Schwarzen Wolfe » (« Les loups noirs alsaciens »), possible référence à un groupe autonomiste actif dans les années 1970. D’autres croix gammées ont été marquées à la bombe sur le portail d’une maison, en lisière du cimetière, et sur son mur d’enceinte.

Le parquet de Strasbourg a indiqué à l’AFP avoir ouvert une « enquête de flagrance » confiée à la section de recherches (SR) de la gendarmerie de la capitale alsacienne.